Ségolène Royal © LCICondamnée par la cour d'appel de Rennes qui lui a donné tort contre deux de ses ex-attachées parlementaires, Ségolène Royal ne compte pas en rester là. Elle indiqué vendredi qu'elle envisageait d'aller en cassation. "Pendant dix ans, ils m'ont pourchassée devant les tribunaux. Ils ont refusé tout arrangement amiable parce que leur objectif c'était précisément de voir une décision de justice tomber par rapport à un vide juridique qui existait", a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle. "C'est un guet-apens judiciaire", a-t-elle estimé laissant entendre que Jean-Pierre Raffarin, son rival au conseil régional Poitou-Charentes qu'elle préside, et l'UMP n'y sont pas étrangers.
"Vu la façon dont elle est exploitée politiquement, je puis vous dire que cette décision n'est pas définitive". Comme on lui demandait si elle entendait se pourvoir en cassation, elle a répondu: "je pense, oui". "J'ai toujours respecté mes salariés", a-t-elle dit assurant avoir "toujours veillé à une bonne utilisation des fonds publics".
"Un faux en écriture publique très grave"
La Cour d'appel de Rennes a donné gain de cause la semaine dernière à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés. La responsable socialiste a à son tour mis en cause Nicolas Sarkozy "sur la façon qui lui a permis d'aller voter aux élections municipales alors qu'il n'était pas inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre". "Ca, c'est un faux en écriture publique très grave", a-t-elle dit, souhaitant que le chef de l'Etat "s'en explique".
Nicolas Sarkozy, qui votait jusqu'aux législatives à Neuilly-sur-Seine avant de le faire pour la première fois à Paris pour les municipales, a été inscrit hors délai sur les listes électorales du VIIIe arrondissement, avait affirmé le Canard Enchaîné le 2 avril.
(D'après agence)
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