Abdeslam OuaddouLa commission supérieure d'appel de la Fédération française de football a tranché. Vendredi, elle a décidé d'annuler le retrait d'un point infligé au FC Metz en première instance mais confirmé le match à jouer à huis clos. La Commission a "retenu des circonstances atténuantes" au bénéfice du FC Metz, qui "avait immédiatement fait le nécessaire" pour que l'auteur d'insultes racistes à l'encontre du capitaine marocain de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, le 16 février au stade Saint-Symphorien lors de la 25e journée de Ligue 1, "soit déféré à la justice", souligne la FFF. Le défenseur de Valenciennes a refusé vendredi de commenter l'annulation du retrait d'un point mais "aurait aimé que la commission d'appel lui enlève son carton jaune".
Concernant Bastia, la commission, saisie par la Ligue professionnelle (LFP) qui avait jugé insuffisantes les sanctions prononcées en première instance (1 match à huis clos), a aggravé la sanction du club corse avec le retrait de deux points au classement de Ligue 2. La Commission d'appel a notamment fustigé "la passivité des dirigeants du club bastiais dans la gestion de l'incident de la banderole" injurieuse ("Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc...") déployées contre le joueur burkinabé de Libourne/Saint-Seurin Boubacar Kébé, le 22 février lors de la 25e journée de Ligue 2.
Des supporteurs de Bastia s'en étaient déjà pris, le 14 septembre lors du match de la phase aller, au même joueur (lors de l'affaire dite Kébé 1) en proférant des injures racistes, qui avaient valu le retrait d'un point au classement au club corse.
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