L'homme a été grièvement blessé dans un appartement de Clichy-la-Garenne en manipulant un engin explosif. © TF1/LCIAprès de longs mois d'errements, l'enquête avance désormais à grands pas dans l'affaire du commando anti-radars. Un deuxième postier a été placé en garde à vue mercredi soir. Un autre postier avait déjà été placé en garde à vue mercredi matin. Ce dernier est un collègue de Frédéric R. qui était toujours jeudi dans un "état critique", après s'être grièvement blessé à son domicile de Clichy-la-Garenne en manipulant un engin explosif. Le second postier est un ancien collègue du blessé. Les domiciles des deux postiers placés en garde à vue ont été perquisitionnés mais sans résultat, a déclaré une source proche du dossier à l'afp. Les deux hommes ne sont pas considérés a priori comme des complices, selon la source.
Il ressort de leurs déclarations que le blessé, présenté comme un personnage "introverti", ne se confiait à personne. Ses deux collègues s'étaient étonnés il y a quelques mois de lui voir des marques de brûlures au visage, se doutant qu'il se livrait à des expérimentations, mais sans soupçonner la nature de celles-ci.
"Indices multiples"
L'explosion avait eu lieu à minuit trente, mercredi, dans un immeuble de La Poste, situé au numéro 127 de l'avenue Jean-Jaurès à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. L'homme qui a eu les deux mains arrachées dans l'explosion en manipulant un produit explosif est un Français âgé de 30 ans, inconnu des services de police, il travaillait au centre de tri postal de Nanterre. Lors de son transfert à l'hôpital, il aurait affirmé faire partie du front anti-radars, entraînant un déplacement immédiat sur les lieux de la sous-direction antiterroriste (SDAT). Il serait toujours à l'heure actuelle dans un état critique.
Quelques heures plus tard, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait déclaré que la perquisition dans l'appartement de l'homme blessé avait révélée "des indices multiples" liant l'homme blessé au Fnar. En effet, selon nos informations, les enquêteurs ont trouvé de la littérature d'extrême-droite, des cartes localisant l'emplacement des radars et, surtout, du matériel permettant de fabriquer des engins explosifs.
Au total douze radars ont été détruits dans l'Oise, le Val-d'Oise et les Yvelines. Dix de ces destructions ont été revendiquées par la Fnar, qui, dans deux courriers adressés en septembre et octobre au ministère de l'Intérieur et à l'hebdomadaire Paris Match avait réclamé à l'Etat une rançon de quatre millions d'euros, notamment.
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