Annie et sa fille handicapée Elodie © TF1/LCICe 12 août 1982, Annie Amouriq, attend un heureux évènement. Mais à l'hôpital, elle accouche d'une petite fille morte-née, Elodie. Malgré l'opposition de ses parents, l'enfant est réanimée. Le verdict du pédiatre tombe dans la foulée : Elodie est vivante, mais elle est handicapée mentale et physique à 100%. Aujourd'hui, Elodie a 26 ans. 26 ans de souffrances pour elle et pour sa mère, qui vient de décider de recourir à la justice. La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de l'Indre s'est jointe aux poursuites. Au cours d'une audience, ce jeudi, au tribunal administratif de Limoges, son avocat a demandé 6,5 millions d'euros au centre hospitalier de Châteauroux (Indre) pour des fautes commises lors de l'accouchement. Une somme qui vise à compenser les préjudices passés et à venir et couvrir les frais engagés pour assurer la vie quotidienne de la jeune femme.
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| Annie Amouriq, la mère d'Elodie |
Pour Me Grimaud, avocat de l'hôpital, le délai de conservation du dossier était dépassé au moment de la requête de Mme Amouriq. Il ajoute que, dans l'état des connaissances médicales des années 1980, l'établissement public n'avait pas commis d'erreurs. "Il a fallu que je vive une deuxième souffrance (la mort de son mari) pour me réveiller", expliquait après l'audience la mère d'Elodie. "Je souffre encore aujourd'hui qu'on puisse dénier ce qui s'est passé", a-t-elle ajouté. Le commissaire du gouvernement a affiché la même lecture des rapports d'expertise et des faits que l'hôpital. Il a requis le rejet de la requête. Cependant, il a demandé que les frais d'expertise engagés par la famille soient pris en charge par le centre hospitalier en raison de la perte du dossier médical. Le tribunal administratif a mis son jugement en délibéré et devrait rendre son avis dans une quinzaine de jours.
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