La FFF en campagne contre les agressions d'arbitres

le 08 mai 2008 à 11h15 , mis à jour le 08 mai 2008 à 11h27

Les agressions physiques sur des arbitres peuvent conduire à des peines de prison ferme. Un rappel sur lequel insiste la nouvelle campagne choc de la FFF.

[Expiré] Ballon de football © www.sxc.hu

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La Fédération française de football a lancé mercredi une campagne de communication sur la protection physique de l'arbitre, avec des affiches destinées aux 17.000 clubs de la FFF et un spot destiné à la télévision et à internet. Le spot de 16 secondes, qui devrait connaître dans un premier temps une quarantaine de diffusion sur TF1, partenaire de la FFF, présente des individus jouant au football dans la cour d'une prison avec ce message "Choisis ton camp : la frappe, c'est dans le ballon" pour rappeler que les agressions physiques sur des arbitres peuvent conduire à des peines de prison ferme.

Les affiches comportent aussi la mention "l'arbitre, si tu y touches, tu es sur la touche", et présentent l'image d'un pied de footballeur enchaîné à un boulet, avec en exergue la loi du 23 octobre 2006 stipulant que les "atteintes dont peuvent être victimes" les arbitres, considérés comme chargés d'une mission de service public, "sont réprimées par des peines aggravées", pouvant aller jusqu'à la prison ferme.

"On a envie de dire : ça suffit"

Le président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, a rappelé que s'il n'y a eu que 300 agressions sur 1 million de match joués en France au niveau amateur, "c'est 300 de trop". Pour justifier le ton sans concession de sa campagne, la FFF a diffusé devant la presse des images plus dures, que ne verra pas le grand public. Damien Montagono, jeune arbitre de 18 ans, témoigne face caméra du calvaire qu'il a vécu, frappé par un joueur à coups de poing dans la nuque, puis à terre à coups de pied, alors qu'il était inconscient, après un match amateur. Défilent aussi sur l'écran des photos du visage tuméfié (fractures des maxillaires) du jeune directeur de jeu après l'agression.

Si les séquelles ont disparu sur son visage, le jeune homme se plaint "de difficultés à se concentrer" et de "troubles du sommeil". Son agresseur, joueur de 19 ans, a été condamné à huit mois fermes et incarcéré. "Quand je vois des images pareilles... Où va-t-on si le football conduit à ça ? Il fallait faire quelque chose, avec des images dures, commente Jean-Pierre Escalettes. Il va rester ce traumatisme pour ce jeune arbitre. Et l'agresseur est en prison: il a gâché sa vie et celle de sa famille. On a envie de dire : ça suffit".

D'après agence

le 08 mai 2008 à 11:15
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