Michel Fourniret (image d'archive) © TF1-LCI![]() |
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Des dizaines de journalistes et des centaines de personnes se sont pressés mardi à la cour d'assises des Ardennes pour entendre Michel Fourniret, poursuivi pour les viols et meurtres de sept jeunes filles. Après un silence de près de deux mois sur les faits, qu'il justifiait par l'absence de huis clos, le tueur en série présumé avait annoncé mercredi dernier qu'il consentait à parler. Fait exceptionnel, le président de la cour, Gilles Latapie, a annoncé au début de cette 24e audience que les débats seraient enregistrés, afin de consigner d'éventuelles révélations.
Il a ensuite demandé à l'accusé ce qu'il souhaitait dire. "Merci de me poser cette question, en effet les choses sont en train de changer. (...) Je suis amené à venir aujourd'hui présenter un petit paquet d'excuses aux deux juges d'instruction de Charleville-Mézières", a dit Michel Fourniret. Lisant ensuite un document rédigé de sa main, il s'est lancé dans une analyse confuse des conclusions de l'instruction, revenant sur certains griefs techniques qu'il avait relevé auparavant, sans évoquer les sept meurtres qu'il a déjà avoués à l'audience comme durant l'enquête. Le président insistant pour savoir s'il souhaitait faire d'autres déclarations, il a dit : "rien ne me saute aux yeux qui fasse ressortir une urgence telle qu'il faille que je me torture les méninges".
Fourniret "extrêmement dangereux"
Michel Fourniret a ensuite expliqué qu'il se considérait comme toujours "extrêmement dangereux" car il doutait toujours d'avoir fait perdre sa virginité à une femme. "A partir du moment où ce doute existe, je reste en situation d'être un individu extrêmement dangereux", a déclaré l'accusé alors qu'une de ses victimes, agressée sexuellement dans les années 1980, témoignait à la barre. "Ca veut dire que vous vous considérez encore comme dangereux ?", a alors interrogé un avocat des parties civiles. "Oui", a répondu Fourniret.
Dans des écrits échangés en 1987 avec Monique Olivier - alors qu'il était emprisonné pour une série d'agressions sexuelles -, Fourniret avait expliqué sa quête de jeunes filles vierges par le fait de n'avoir jamais pu expérimenter la défloration. Si ni sa première épouse Annette, ni l'actuelle Monique Olivier - sa coaccusée dans ce procès - n'étaient vierge lors de leur rencontre avec Fourniret, en revanche sa deuxième femme Nicole avait assuré à la barre la semaine dernière que Fourniret avait été son premier amant. Des affirmations dont il a à nouveau douté mardi, parlant de l'"autodéfloration commise" par cette dernière.
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