Fourniret se présente en "braconnier"

le 15 mai 2008 à 12h48 , mis à jour le 15 mai 2008 à 13h26

Des crimes commis comme on va à la chasse, sans savoir quel "gibier" se présentera : telle est la manière dont Michel Fourniret opérait, a-t-il assuré jeudi à l'audience.

Michel FourniretMichel Fourniret (image d'archive) © TF1-LCI

 

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"J'étais à l'image du braconnier qui s'en va en ne sachant s'il va ramener à un faisan, un garenne ou rien du tout". Pour la première fois jeudi, lors de la 26ème audience de son procès pour sept meurtres à la cour d'assises des Ardennes, Michel Fourniret a commenté ses crimes à son procès. Profitant de son voeu de sortir du silence, la cour a souhaité revenir sur l'examen des sept crimes. Le tueur en série a nié avoir préparé ses agressions et s'est vivement défendu avoir ciblé en particulier Marie-Asuncion et Sandra Noirot, deux victimes qui avaient réussi à lui échapper.

Isabelle Laville, 17 ans, première victime du couple en 1987, a été ciblée de "manière fortuite" selon Michel Fourniret, à la faveur "de courses dans un supermarché". Enlevée à la sortie de son lycée près d'Auxerre, elle avait été droguée, violée et tuée puis son corps avait été jeté dans un puits. Dans cette affaire, Michel Fourniret a reconnu une forme de préméditation, étant à la recherche d'une jeune fille à déflorer. Il a assuré avoir laissé les "détails" à charge de Monique Olivier, notamment le choix du médicament destiné à endormir Isabelle Laville.

"Je n'ai pas assisté au viol !"

"Isabelle a été l'instrument du destin placé sur la route de ma préméditation", a-t-il dit, précisant que Monique Olivier était présente au moment de la tentative de viol : "Dès qu'il s'est agi d'en savoir plus sur la virginité de cette jeune fille, j'ai procédé de manière digitale et Monique Olivier était présente".

Les époux ont étalé leurs divergences sur le degré d'implication de Monique Olivier dans le viol et le meurtre de Fabienne Leroy en 1988, Michel Fourniret soutenant que sa conjointe avait assisté aux faits. "Je n'ai pas assisté au viol !", s'est défendue Monique Olivier. Michel Fourniret s'est montré agacé par son épouse. "Monique Olivier écoute son imagination, elle ment et le sait très bien. J'ai envie qu'elle respire un bon coup et qu'elle se dise : merde, j'ai envie d'être franche et de me sentir légère". Mercredi, il l'avait déjà traitée de "connasse" à l'audience.

Le procès reviendra vendredi avec l'accusé sur les autres meurtres, tout en entendant en parallèle les psychiatres et psychologues ayant analysé sa personnalité.

D'après agence

le 15 mai 2008 à 12:48
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