Le gardien d'immeuble, violeur récidiviste, s'explique

Par , le 15 mai 2008 à 18h54 , mis à jour le 15 mai 2008 à 19h37

Jean-Luc Cayez, qui comparaît aux assises de l'Essonne pour le viol et le meurtre en 2005 d'une femme de 24 ans habitant la résidence dont il était le gardien a fourni certaines explications.

assises cour justice

"Il y a des choses que je n'ai pas dites et que je ne dirai pas devant les journalistes et les gens qui sont ici", a déclaré jeudi Jean-Luc Cayez, qui comparaît devant les assises de l'Essonne pour le viol et le meurtre en septembre 2005 d'une jeune femme de 24 ans habitant la résidence dont il était le gardien à Soisy-sur-Seine. "Ca me gêne", "J'ai pas à salir plus Mlle Jouannet que je l'ai salie", a-t-il poursuivi, lançant un "vos gueules !", face aux réactions de la salle. "Je peux très bien le dire à la partie civile", a-t-il rétorqué à l'avocat de la famille de la victime, Me Laurent-Franck Liénard, qui lui faisait remarquer qu'il n'avait pas livré certains détails devant le juge d'instruction. Cette intervention lui a valu d'être repris par le président Jean-Pierre Getti, qui lui a rappelé la publicité des débats, les parties civiles n'ayant  pas demandé que le procès se tienne à huis clos.
  
Dans l'après-midi, alors que la cour se penchait sur le déroulement des faits, il a attribué à la victime des propos difficilement soutenables pour les parties civiles. "Elle m'a dit 'tu me rappelles mon père y'a des moments'", a-t-il affirmé. Ce dernier était mort quelques années auparavant. La soeur de la victime a alors quitté la salle. l a ensuite copieusement insulté le public, visiblement choqué par ces déclarations. "Voilà pourquoi y'a des choses que ne ne voulais par dire (...) Maintenant  je parle plus", s'est-il emporté, avant de finalement continuer le récit des faits sous la conduite du président.

Préméditation ?
  
La question de la préméditation du meurtre, non retenue par le juge d'instruction, est également apparue jeudi, Me Liénard s'interrogeant sur l'utilisation de contenu d'un préservatif usagé appartenant à un autre homme, récupéré 15 jours avant, afin de brouiller les pistes. Après des explications embrouillées, l'accusé a répété qu'il n'avait pas prévu de tuer la victime, mais qu'elle avait vu son visage après qu'il eut retiré sa cagoule. En revanche, il a toujours admis avoir prémédité le viol, minutieusement préparé.
  
Armé d'un fusil à canon scié, il avait enlevé la jeune femme à son domicile dans la nuit du 13 au 14 septembre 2005, l'avait emmenée dans sa loge deux heures plus tard, où il l'avait étranglée avec une corde à sauter le lendemain en fin de journée. Le corps avait été retrouvé le 17 septembre dans la nuit par la mère de la victime. Jean-Luc Cayez, 50 ans, avait déjà été condamné à deux reprises, en 1984 et  1991 à 7 et 20 ans de prison pour viol. Il était sorti de prison le 4 octobre 2002, après douze ans de détention, sans bénéficier d'aucune libération conditionnelle, mais profitant du jeu des remises de peine et des décrets de grâce présidentielle du 14 juillet. Le verdict devrait être rendu vendredi.

Par Alexandra Guillet le 15 mai 2008 à 18:54
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1 Commentaires

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  • Gueno, le 08/07/2009 à 02h02

    Je me demande si celui qui décide de faire sortir un tel personnage avant la fin de sa peine ferait de meme si la victime était sa fille...

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