Olivier Besancenot LCR © LCIL'importateur français du pistolet Taser, SMP Technologies, a porté plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" après que l'hebdomadaire L'Express eut fait état le 7 mai d'un espionnage qui aurait visé Olivier Besancenot en laissant entendre qu'il aurait été commandité par cette société. La plainte contre X pour dénonciation calomnieuse a été enregistrée mercredi soir par le parquet de Paris qui étudie les suites à lui donner, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
L'Express avait affirmé le 7 mai sur son site internet que la vie du porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, "a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée" entre octobre 2007 et janvier 2008. M. Besancenot avait alors porté plainte contre X pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel". Le parquet avait dans la foulée ouvert une enquête préliminaire.
Selon l'Express, l'affaire trouverait "son origine dans le contentieux opposant M. Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser". SMP a attaqué en diffamation M. Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé la mort de 150 personnes aux Etats-Unis. L'audience est prévue en juin.
SMP Technologies, qui équipe depuis 2004 l'armée, la police nationale et la gendarmerie du Taser X-26, s'était, dès le 7 mai au soir, "inscrit en faux sur les termes de l'article paru sur le site internet de l'Express (...) selon lesquels elle serait à l'origine d'un espionnage de M. Besancenot".
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