Jugé pour viols, il raconte ses 20 ans de cavale

le 30 mai 2008 à 08h59 , mis à jour le 30 mai 2008 à 09h47

Daniel Gobet comparaît devant la cour d'assises de l'Essonne depuis mercredi pour viols, tentatives et complicité de viols sur ses belles-filles entre 1985 et 1986.

assises cour justice

Daniel Gobet, 63 ans, comparaît depuis mercredi devant la cour d'assises de l'Essonne pour viols, tentatives et complicité de viols sur ses deux belles-filles entre 1985 et 1986, alors mineures. Le prévenu a raconté jeudi devant la cour d'assises de l'Essonne comment il a échappé à la justice et ses vingt années de cavale avant sa reddition en septembre 2007. Le verdict est attendu vendredi.
 
Remis en liberté sans contrôle judiciaire en juillet 1987 après plusieurs mois de détention provisoire, Daniel Gobet était revenu peu après au domicile familial de Brières-les-Scellés, où l'une de ses deux belles-filles avait brandi un couteau et menacé d'appeler les gendarmes, avant de partir. La cour d'appel avait finalement infirmé sa libération un mois plus tard. Un mois trop tard : prévenu par son avocat de son probable retour en prison, Daniel Gobet avait alors décidé de fuir.

"Problèmes de famille" 

Il avait ensuite travaillé dans plusieurs sociétés d'intérim en région parisienne, puis sur des bateaux de pêche à la Rochelle et aux Sables-d'Olonne. En 1990, il avait repris un élevage puis un abattoir, avec sa compagne, à Gournay, village de l'Indre dans lequel il vivait discrètement. Celle-ci ignorait sa situation, car il lui avait simplement expliqué qu'il avait eu "des problèmes de famille". Durant de nombreuses années, il avait simplement laissé croire qu'il portait le nom de sa compagne. En 2006, lorsqu'il avait dû être déclaré pour son travail, il avait simplement fait rajouté un "R" à son nom, mais était enregistré sous son vrai numéro de sécurité sociale.
 
De guerre lasse, le 17 septembre 2007, Daniel Gobet se rend à la police à la gare d'Austerlitz, à Paris. "Quand je suis entré au commissariat, ils croyaient que je me foutais d'eux", a-t-il expliqué. A cause d'un contrôle routier quelques jours auparavant, lors duquel il avait donné un faux nom, il était  tenu de se présenter avec ses papiers à la gendarmerie. C'est ce qui l'a décidé.
 
Après 20 années de cavale, pendant lesquelles il a réussi à passer entre les mailles du filet, Daniel Gobet a finalement abandonné sur un coup du sort. En effet, les recherches pour le retrouver, relancées en 2005, s'étaient avérées infructueuses. Désormais, Il dit ne pas regretter sa reddition même s'il vient d'apprendre sa condamnation à 20 ans de prison par contumace en 1992.

le 30 mai 2008 à 08:59
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1 Commentaires

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  • Remi, le 30/05/2008 à 10h37

    Le but de la prison est d'empecher que les personnes ne recommencent leurs mefaits; n'a t'il pas prouve qu'il etait maintenant inofenssif pour la societe? ne peu t'on pas diminuer la peine?

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