Michel Fourniret (image d'archive) © TF1-LCI![]() |
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Elle s'efforçait de le faire sortir de son mutisme, il a pleuré. Michel Fourniret, accusé aux assises des Ardennes de sept meurtres aggravés de jeunes filles, a pleuré pour la première fois à son procès, mardi, lors d'une confrontation avec la fille d'un des ses anciens employeurs.
Le face-à-face avec Dominique Catoire, 55 ans, héritière de l'entreprise du même nom, où Fourniret a travaillé comme fraiseur puis chef d'équipe dans les années 1960, s'est produit au premier jour de l'examen de la personnalité de l'accusé.
"Je ne peux pas"
Alors qu'elle témoignait à la barre de la relation forte entre son père aujourd'hui décédé et le jeune Fourniret, Dominique Catoire a demandé à s'adresser directement à l'accusé, puis a tenté pendant de longues minutes d'obtenir les explications dont il prive la cour depuis six semaines.
"Ce que Papa t'a enseigné, c'est l'amour de ton prochain et surtout d'admettre tes erreurs et de les assumer. Fais-le pour lui", a-t-elle déclaré. "Je ne peux pas", a alors lâché Fourniret, en contenant péniblement ses sanglots et en s'agrippant à la paroi du box. "J'ai pris une décision (de ne rien dire hors huis clos, ndlr), je ne peux en changer", a-t-il ajouté.
(D'après agence)
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