Mari démembré : la femme clame toujours son innocence

le 20 mai 2008 à 21h08 , mis à jour le 20 mai 2008 à 21h50

Le procès en appel de Florence Féderlé s'est ouvert mardi aux assises du Val-de-Marne. Elle avait été condamnée en 2007 à 20 ans de prison pour le meurtre de son mari.

TF1-LCI/R.Bousquet © TF1-LCI/R.Bousquet

Florence Féderlé a-t-elle oui ou non découpé son mari ? C'est en substance la question à laquelle doit répondre la cour d'assises du Val-de-Marne lors du procès en appel, ouvert mardi, de cette femme accusée d'avoir tué Yves Bourgade en 2004 et qui clame depuis son innocence.
 
En janvier 2007, la cour d'assises de l'Essonne avait reconnu cette mère de trois enfants coupable et l'avait condamnée à 20 ans de réclusion criminelle. Une peine qui allait au-delà des réquisitions de l'avocat général qui avait demandé une peine de 16 ans de réclusion.
 
"Depuis quatre ans, je nie les faits." Dès l'ouverture de son procès en appel, Florence Féderlé, 46 ans, a tenu à marteler sa vérité. Et ce de manière forte : " Aujourd'hui, je peux vous dire encore que je n'ai pas tué mon mari. Je n'en ai ni la force physique, ni la force morale".

Des traces de sang dans la maison

Rappel des faits. Le 27 février 2004 au petit matin, le corps amputé d'Yves Bourgade, 44 ans, est retrouvé partiellement carbonisé en bordure d'un bois à Champcueil dans l'Essonne. La tête, les mains et les pieds de cet artisan, vraisemblablement découpés à l'aide d'une scie électrique selon les expertises, n'ont jamais été retrouvés.

Florence Féderlé avait alors annoncé à ses proches, deux jours avant la découverte du corps, identifié en mai grâce à une analyse ADN, que son mari l'avait quittée précipitamment pour une femme de 25 ans. Elle avait fait plus tard un signalement pour abandon de famille. Mais au fur et à mesure, le doute va s'installer chez les policiers en charge de l'enquête. Des variations dans ses déclarations, une dispute évoquée par les enfants du couple, la disparition d'outils et d'autres éléments conduiront les enquêteurs à la considérer comme suspecte.

Elle est interpellée le 1er juin, alors qu'elle projetait de déménager en province. Dans la maison familiale, à Moigny-sur-Ecole (Essonne), d'autres indices ont été trouvés. Les policiers ont relevé de nombreuses traces, vraisemblablement de sang, qui avaient été lavées à grande eau. La moquette de la chambre avait aussi été changée.
 
Pour l'accusation, le mobile du meurtre tient à une dégradation des relations dans le couple, avec l'aggravation de l'alcoolisme d'Yves Bourgade, amateur de soirées dans des bars ou en discothèques, et qui avait eu plusieurs liaisons.

(D'après agence)

le 20 mai 2008 à 21:08
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