Image d'archives © TF1La justice veut rester prudente
Meurtre du Pont de Neuilly : un nouvel accusé face à Marc Machin
David Sagno, dont les aveux avaient permis d'innocenter Marc Machin, initialement condamné pour l'un des deux meurtres du Pont de Neuilly, comparaît devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine. Il sera confronté mardi à Marc Machin, qui a purgé sept ans de prison avant d'être innocenté.
Publié le 20/02/2012
Meurtre du Pont de Neuilly : Marc Machin sera-t-il blanchi ?
Marc Machin, condamné en 2001 à 18 ans de réclusion pour un meurtre pour lequel un autre individu s'est dénoncé depuis, demandera ce mardi à la Cour de révision d'annuler sa condamnation.
Publié le 02/03/2010
Le parquet général a demandé lundi à la commission de révision des condamnations pénales de rejeter la demande de suspension de peine de Marc Machin, condamné pour le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Louis Balling.
Lors d'une audience à huis clos, le détenu et son avocat ont tenté de convaincre les cinq magistrats que sa culpabilité était remise en cause par l'apparition d'un nouveau suspect, David Sagno. Début mars, cet homme de 34 ans s'est rendu au commissariat de La Défense et s'est accusé du meurtre de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001, pour lequel Marc Machin a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle, et de celui de Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002, date à laquelle Marc Machin était déjà incarcéré.
"C'est la prudence et non la frilosité"
Depuis, des analyses ont permis de retrouver des traces d'ADN de David Sagno sur des vêtements de Marie-Agnès Bedot, entraînant l'ouverture d'une seconde information judiciaire et sa mise en examen pour "assassinat, viol et vol". La garde des Sceaux, Rachida Dati, a alors saisi la commission d'une requête en révision concernant Marc Machin. Parallèlement, celui-ci, incarcéré depuis près de sept ans, a déposé devant la même commission une demande de suspension de peine.
Lundi, l'avocate générale, Hélène Magliano, a toutefois considéré qu'il y avait "nécessité en l'état à affermir le crédit que l'on pouvait porter à ces faits nouveaux qui présentent indiscutablement un caractère troublant", a-t-on appris auprès du parquet général de la Cour de cassation. "C'est la prudence et non la frilosité qui font pencher vers cette solution", a-t-on encore expliqué.
Durant l'audience, Mme Magliano a d'ailleurs rappelé que la commission de révision avait la possibilité de demander elle-même cette suspension de peine à n'importe quel moment si elle le jugeait nécessaire. La commission a mis sa décision en délibéré au 9 juin. Une nouvelle audience, concernant la requête en révision à proprement parler, aura lieu dans les prochains mois.
(D'après agence)
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