Des pré-ados diffusent la vidéo de leur viol

le 16 mai 2008 à 11h00 , mis à jour le 16 mai 2008 à 11h30

A la Queue-les-Yvelines, deux garçons de 11 et 12 ans ont été mis en examen pour avoir violé la soeur du second, âgée de 10 ans, puis diffusé les images via un portable dans leur école.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Les faits remontent à huit jours, à la Queue-lez-Yvelines. Un pré-adolescent de 11 ans invite chez lui son  copain de 12 ans, venu accompagné de sa soeur de 10 ans. Ils avaient regardé un film pornographique  et décidé de reproduire toutes les scènes avec la fillette, a raconté une source  judiciaire, confirmant une information du Parisien. Les deux garçons, élèves de sixième au collège Maurice-Ravel à  Montfort-l'Amaury, avaient filmé les scènes et diffusé les images à une centaine  d'élèves via un téléphone portable pendant une semaine.

Aucune peine pénale encourrue

Les gendarmes de la brigade départementale de la prévention de la délinquance juvénile, en tournée pédagogique dans l'établissement, ont découvert  les images et sont aisément remontés jusqu'aux auteurs, a ajouté la même source. Mardi, les deux garçons ont été placés en rétention judiciaire puis déférés devant un juge d'instruction à Versailles avant d'être placés dans des familles d'accueil. La victime et ses deux bourreaux devraient être réentendus par le juge et  soumis à des expertises psychologiques, puis ils seront renvoyés devant un juge pour enfants qui ne pourra prononcer aucune sanction pénale à leur égard.
  
Agés de moins de 13 ans, ils ne peuvent faire l'objet que de sanctions  éducatives, telles qu'un placement ou un stage dit de réparation pénale, a-t-on  précisé de source judiciaire. "Il est évident que nous ne faisons pas face à des pervers : il s'agit d'un dérapage de gamins, d'un problème d'éducation dans un milieu pourtant aisé", a estimé cette source.

Selon le Parisien, un communiqué va être diffusé aux parents d'élèves par l'Inspection d'académie, pour prévenir des dangers d'internet. "Ça ne sert à rien de cacher les choses. Il est important de communiquer et de rassurer, plutôt que laisser le champ libre à de fausses rumeurs", souligne dans le quotidien l'inspecteur d'académie Joël-René Dupont. Une cellule d'écoute psychologique doit également être mise en place dans l'établissement où les élèves, et notamment "les collégiennes sont  traumatisées", a expliqué ce porte-parole.

D'après agence

le 16 mai 2008 à 11:00
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1 Commentaires

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  • theo, le 29/02/2012 à 16h47

    C kan mm degeulace de faire une chose pareil

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