Le radar détruit à l'explosif dans le Val d'Oise, le 4 mai 2008 © TF1-LCIAu cours de leurs investigations, ils avaient réussi à isoler deux empreintes, l'une sur une missive de revendication, l'autre sur un explosif accroché à un radar de la région parisienne. Les policiers chargés d'enquêter sur le commando antiradar qui sévit depuis un an en Ile-de-France, ont désormais un nom derrière ces empreintes : Frederic R., le postier qui s'est grièvement blessé en manipulant de l'explosif dans la nuit de mercredi à jeudi, dans son appartement de Clichy-la-Garenne. Selon une source policière, les analyses ont montré que l'ADN correspondait.
Lors de son transfert à l'hôpital, l'homme avait dit être membre de la Fnar (Fraction nationaliste armée révolutionnaire), entraînant un transport immédiat sur les lieux de la sous-direction anti-terroriste. L'homme, de 29 ans, qui a eu les deux mains arrachées dans l'explosion, était jusque là inconnu des services de police. Il travaillait au centre de tri postal de Nanterre. Il se trouvait toujours plongé dans le coma vendredi. A son domicile, les enquêteurs ont retrouvé de la littérature d'extrême-droite, des cartes routières sur lesquelles étaient localisées les radars, ainsi que des éléments permettant de fabriquer des engins explosifs du même type que ceux qui ont été utilisés depuis un an contre une douzaine de radars automatiques dans l'Oise, le Val-d'Oise et les Yvelines.
Vendredi matin, deux collègues de Frédéric R. étaient toujours en garde à vue. Leurs domiciles ont été perquisitionnés mais sans résultat. Les deux hommes ne sont pas considérés a priori comme des complices et ne devraient pas être mis en examen. Il ressortirait de leurs déclarations que le blessé, présenté comme un personnage "introverti", ne se confiait à personne.
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