Jean SarkozyAccusé d'avoir percuté un automobiliste alors qu'il roulait à scooter, Jean Sarkozy comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Le conseiller général des Hauts-de-Seine, aujourd'hui âgé de 21 ans, a toujours contesté son implication dans cet accident. Selon son avocat, Me Thierry Herzog, il sera présent à l'audience mercredi.
Les faits remontent au 14 octobre 2005. Selon l'automobiliste, M'Hamed Bellouti, l'accrochage aurait eu lieu place de la Concorde à Paris. Jean Sarkozy aurait percuté à scooter l'arrière de sa BMW et ne se serait pas arrêté. M'Hamed Bellouti dit avoir relevé le numéro du deux-roues le jour de l'accident. Après plusieurs tentatives vaines de son assureur pour obtenir de la partie fautive le paiement des réparations, il a finalement décidé de porter plainte, en février 2006. Jean Sarkozy est poursuivi pour délit de fuite, défaut de maîtrise de son véhicule, non-respect des distances de sécurité et dégradation légère d'un bien appartenant à autrui. La victime réclame 260 euros pour les frais de réparation de la voiture, qui venait d'être achetée, et 4000 euros de dommages et intérêts.
Une expertise "grotesque"
Le 4 décembre, Me Herzog avait produit les résultats d'une expertise, réalisée à sa demande, selon laquelle le scooter de son client n'avait pu abîmer le pare-choc tel que l'affirme l'automobiliste. Une expertise taxée de "grotesque" par la partie adverse. Le tribunal avait alors mandaté un expert indépendant, Michel Gilabert, et ordonné "une expertise complémentaire", afin de "faire la lumière sur cette affaire".
Pour tenter de reconstituer les circonstances de l'accident, tel que décrit par M'Hamed Bellouti, Michel Gilabert s'est servi du scooter de Jean Sarkozy, un temps volé puis retrouvé, et d'une BMW similaire à celle du plaignant, la berline originale ayant été vendue. "La reconstitution que nous avons effectuée ne permet pas d'affirmer qu'il y a eu choc entre les deux véhicules en cause, car nous n'avons pas constaté sur le scooter une quelconque trace ou déformation pouvant être imputable au choc prétendu", a conclu l'expert. Il relève en outre que la description de l'accident faite par M'Hamed Bellouti est incompatible avec les dégâts constatés. Ainsi, écrit-il, "dans le cas où le scooter aurait percuté la BMW sur sa partie latérale arrière gauche comme déclaré par M. Bellouti, des dommages auraient été occasionnés par la poignée de frein du deux-roues sur l'aile arrière gauche", or cela n'a pas été le cas. Le tribunal devrait mettre sa décision en délibéré.
(D'après agence)
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