Image d'archives © TF1Kaliop, une société multimédia basée à Montpellier, a été condamnée lundi à verser 25.000 euros de dommages-intérêts et 32 440 euros de rappel de salaires à un employé qu'elle avait licencié. Le conseil des prud'hommes locale a estimé que le licenciement, prononcé après que l'employé en question a annoncé sa volonté de changer de sexe, était discriminatoire. Dans un communiqué, le Collectif contre l'homophobie, une association basée à Montpellier, a fait part de sa satisfaction après le jugement, "qui constitue une première en France", affirme-t-il. La société va faire appel de ce jugement, a annoncé son avocat, Me Michel Pierchon.
Embauché en juin 2005 en qualité de directeur administratif et financier, cet employé, devenu depuis Clarisse, avait informé son employeur et ses collègues, quinze mois plus tard, de son intention de changer de sexe. Quelques semaines plus tard, il était licencié pour "manquements professionnels". Clarisse avait alors saisi la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
Lors de l'audience, le 31 mars, l'avocat de Clarisse, Me Luc Kirkyacharian, avait soutenu qu'il s'agissait de la part de l'employeur d'une démarche discriminatoire d'éviction professionnelle. L'avocat de la société a estimé que l'employé n'avait pu fournir la preuve de ce qu'il avait été empêché de travailler et affirmé que lorsqu'il s'était présenté à l'entreprise avec un huissier, l'employeur lui avait dit qu'il pouvait travailler immédiatement.
D'après agences
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