Le pont de Neuilly, théâtre d'un double meurtre © TF1/LCILa commission de révision des condamnations pénales a rejeté lundi la demande de remise en liberté présentée par Marc Machin, condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001 et dont la culpabilité est remise en cause par l'apparition d'un nouveau suspect.
Lors de l'audience du 5 mai, le parquet général avait estimé qu'une suspension de peine, et donc une libération, était encore "prématurée" et que de nouvelles investigations étaient nécessaires. "La commission a estimé qu'il était prématuré de suspendre la peine", a déclaré l'avocat de Marc Machin, Me Louis Balling, à l'issue du délibéré, prononcé à huis clos. Mais "le combat ne fait que commencer", a-t-il ajouté, affirmant qu'il déposerait une nouvelle demande de suspension de peine "dès demain".
Début mars, un autre homme, David Sagno, s'était rendu au commissariat de La Défense pour s'accuser du meurtre de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001, pour lequel Marc Machin avait été condamné en 2005, et de celui de Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002, date à laquelle Marc Machin était déjà incarcéré. Depuis, des analyses ont permis de retrouver des traces d'ADN de David Sagno sur des vêtements de Marie-Agnès Bedot, entraînant l'ouverture d'une seconde information judiciaire et sa mise en examen pour "assassinat, viol et vol". La ministre de la Justice, Rachida Dati, a saisi la commission d'une requête en révision concernant Marc Machin.
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