Image d'archives © TF1L'affaire du pont de Neuilly est peut-être en train de vivre un revirement de situation. Le parquet général s'est, en effet, dit favorable lundi à la remise en liberté de Marc Machin, dont la culpabilité dans le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001 a été mise en doute par l'apparition d'un autre suspect.
Réunie à huis clos, la commission de révision des condamnations pénales, composée de cinq magistrats de la Cour de cassation, rendra sa décision sur cette nouvelle demande de suspension de peine mardi en fin de matinée. Cette commission avait refusé une première fois le 9 juin la demande de suspension de peine de Marc Machin, estimant qu'il "apparaissait prématuré" de le remettre en liberté. Elle avait suivi l'avis du parquet général, qui, aujourd'hui a changé d'avis. Pour Me Louis Balling, avocat de Marc Machin, de nouveaux éléments, qui n'avaient pas été débattus lors de cette première audience peuvent jouer en sa faveur.
Marc Machin, 26 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Hauts-de-Seine en septembre 2004, puis à la même peine assortie de douze ans de sûreté en novembre 2005 par la cour d'assises d'appel des Yvelines, pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001 au pont de Neuilly. Après avoir avoué dans un premier temps le crime en garde à vue, Marc Machin a toujours nié les faits. Début mars, un autre homme, David Sagno, s'est rendu au commissariat de La Défense pour s'accuser de ce meurtre, ainsi que de celui de Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002. A cette date, Marc Machin était déjà incarcéré.
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