Quatre ans ferme requis contre le Dr Maure

le 12 juin 2008 à 19h03 , mis à jour le 12 juin 2008 à 19h06

Cet ex-médecin est poursuivi notamment pour mise en danger de dizaines de patientes lors d'opérations de chirurgie esthétique pratiquées entre 2000 et 2004.

Palais de justiceImage d'archives © TF1

C'est la peine maximum. Quatre ans de prison ferme et 75.000 euros d'amende ont été requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Marseille contre le Dr Michel Maure. Cet ex médecin est poursuivi notamment pour mise en danger de dizaines de patientes lors d'opérations de chirurgie esthétique pratiquées entre 2000 et 2004.
 
Le procureur Jean-Luc Blachon a également réclamé au tribunal de prononcer un mandat de dépôt à la barre contre le médecin déchu. "Il doit répondre de ses actes car il a violé de façon constante l'ordre public, le code de la santé publique", a déclaré le magistrat dans son réquisitoire, dénonçant "une litanie d'inconséquences et d'irresponsabilités". "La loi, il la piétine, il la déchire", a-t-il affirmé.
 
"Aller jusqu'au bout"
 
Michel Maure, 59 ans, très disert et sûr de lui durant tout le procès qui a débuté le 2 juin, n'a pas pas souhaité réagir à ce réquisitoire. "Il n'est pas abattu, a affirmé son avocat, Me Ramirez. Ses 15 jours de présence prouvent qu'il est là pour se battre, pour aller jusqu'au bout".
 
Le procès de celui qu'une de ses clientes a qualifié de "monstre", doit s'achever vendredi avec la plaidoirie de la défense. Plus de 90 plaintes ont été déposées contre l'ex-médecin, définitivement radié par le conseil national de l'Ordre des médecins en janvier 2007. Il est poursuivi pour publicité mensongère, tromperies aggravées, mises en danger d'autrui et blessures involontaires. Il est aussi accusé d'avoir dissimulé des salariés et menacé une victime pour qu'elle ne porte pas plainte.
 
"Un risque immédiat de mort"
 
Les plaignants, en majorité des femmes mais aussi quelques hommes, ont décrit des opérations sous anesthésie locale, des douleurs atroces. Une patiente s'est retrouvée avec un sein placé sous le bras, une autre couturée de cicatrices.
 
Dans la clinique où il opérait, les enquêteurs ont retrouvé des médicaments périmés, des fils chirurgicaux datant d'avant 2001 et d'avant l'interdiction des sutures de provenance animale pour prévenir la maladie de la vache folle. Ils ont décrit "des locaux sales et mal entretenus" où les patients subissaient "un risque immédiat de mort ou de séquelles gravissimes".
 

(D'après agence)

le 12 juin 2008 à 19:03
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • MIKE, le 13/06/2008 à 11h40

    Que de temps perdu avant de Neutraliser, ce docteur MABUSE, que de victimes de ce type , et tres petite condamnation aux regard des séquelles irreversibles des patientes

Lire tous les commentaires

      logAudience