La voix de l'Uncle Ben's réclame 180 millions

le 27 juin 2008 à 13h56 , mis à jour le 27 juin 2008 à 15h05

Randall Garrett affirme avoir été payé 600 euros et n'avoir pas signé de contrat de travail pour enregistrer sa voix dans un studio de Boulogne Billancourt.

[Expiré] Riz © www.sxc.hu

"Uncle Ben's, c'est toujours un succès". Derrière le slogan qui concluait les spots publicitaires de la marque de riz se cachait la voix de Randall Garrett. Une renommée dont il voudrait bien profiter aujourd'hui. Depuis des années, il est engagé dans une bataille judiciaire pour convertir cette célébrité en espèces sonnantes et trébuchantes. Il a ainsi attaqué son employeur auquel il réclame près de 180 millions d'euros pour "travail dissimulé, exploitation et diffusion illicite, notamment à des fins publicitaires et commerciales." L'affaire est remontée jusqu'à la cour d'appel de Versailles qui a, ce vendredi, mis son arrêt en délibéré au 9 octobre  prochain.
 
Le comédien noir américain âgé de 63 ans, avait déjà attaqué l'agence publicitaire d'Arcy Massius Benton et Bowles ainsi que les principaux diffuseurs (M6, TF1, France 2, France 3) pour l'absence de contrat de travail, et l'utilisation de sa voix dans des spots publicitaires pour la marque sans qu'il soit rémunéré en conséquence, entre 1995 et 1998.
 
"Artiste de complément"
 
En 1995, Randall Garrett avait effectivement enregistré sa voix dans les studios de la société Orbital de Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, prestation pour laquelle il avait été rémunéré 600 euros, sans contrat selon lui. Le comédien avait appris par la suite que sa voix avait été diffusée sur  tous les films des produits de la marque. Selon ses avocats, sa voix aurait été, en fait utilisée, de 1995 à 1997 dans vingt-neuf films publicitaires alors que les avocats de l'agence publicitaire parlent de deux occurrences en 1995.
 
Les avocats ont souligné que leur client était bien un artiste-interprète qui devait  avoir à ce titre un contrat à durée indéterminée et non un artiste de complément comme le défendaient les avocats des diffuseurs et de l'agence. Le tribunal des prud'hommes de Nanterre (Hauts-de-Seine) avait débouté Randall Garrett, le 5 mars 1998, au motif que le comédien était bien un "artiste de complément" et non un "artiste-interprète".

(D'après agence)

 

le 27 juin 2008 à 13:56
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