TF1-LCI - L'épave du Bugaled Breizh, coulé en 2004 avec les 5 marins à bord © TF1-LCILes juges en charge du dossier du naufrage du Bugaled Breizh en janvier 2004 communiqueront jeudi aux parties civiles les derniers éléments de l'instruction, à la veille de leur départ du tribunal de Quimper pour cause de mutation.
Les départs volontaires de Richard Foltzer et Muriel Corre, après plus de quatre ans d'instruction, suscitent l'inquiétude des parties civiles. Le dossier devrait toutefois être maintenu dans la juridiction quimpéroise malgré sa perte du label de pôle d'instruction. L'avocat des parties civiles, Me Christian Bergot, a salué "le travail extraordinaire accompli en toute objectivité par les deux juges sur la recherche des causes du naufrage et les responsabilités". "Le départ des deux juges, c'est ce qu'on craignait le plus. Maintenant, nous sommes dans l'incertitude", a commenté quant à elle Nathalie Gloaguen, belle-soeur de l'un des disparus.
"L'hypothèse du sous-marin la plus sérieuse"
En l'absence de toute preuve susceptible d'étayer formellement un scénario, les juges ont rejoint, contre l'avis du parquet, la plupart des parties civiles dans la conviction qu'un sous-marin était probablement à l'origine du naufrage. Le chalutier, avec cinq hommes à bord, a coulé en quelques minutes le 15 janvier 2004 au large de l'Angleterre dans une zone où se déroulaient à la fois des exercices de l'Otan et des exercices britanniques impliquant des sous-marins. "A l'issue des investigations (...) nous arrivons à la conclusion que l'hypothèse d'un sous-marin qui se serait pris dans l'une, voire les deux fûnes (câbles tractant le chalut) du Bugaled Breizh, est l'hypothèse la plus sérieuse", ont-ils affirmé en février. Cette thèse était contestée par l'ancienne procureure de la République de Quimper, Anne Kayanakis, mutée au printemps, qui a toujours maintenu sa conviction "personnelle, scrupuleuse, sans a priori", que l'hypothèse de l'accident de pêche était "la plus étayée". Dans des réquisitions provisoires déposées avant son départ, elle souhaitait clore l'information judiciaire avec un non lieu, affirmant qu'il faut "constater qu'aucun sous-marin n'est à l'origine de ce naufrage".
(D'après agence)
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