Liberté avec bracelet pour un membre du commando

Par D.H. (avec agence), le 30 juillet 2008 à 13h31 , mis à jour le 30 juillet 2008 à 13h35

Il s'agit de la 1re libération d'un membre du commando Erignac : Joseph Versini, 50 ans, sera remis en liberté conditionnelle le 11 août.

préfet ErignacAssassinat du préfet Erignac © TF1/LCI

Après 9 ans en prison, Joseph Versini a, selon son avocat, "a définitivement tourné la page du militantisme clandestin". Cet éleveur de porcs à Cristinacce, en Corse-du-Sud, compte "reprendre son activité agricole". Car Joseph Versini, condamné en juin 2003 par la cour d'assises spéciale de Paris à 15 ans de réclusion criminelle pour complicité dans l'assassinat du préfet Claude Erignac, sera remis en liberté conditionnelle le 11 août, a annoncé mercredi son avocat. "Il bénéficiera d'une libération conditionnelle avec port d'un bracelet électronique", a-t-il précisé. "En attendant il sera incarcéré à la maison d'arrêt de Borgo où il devrait arriver aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi)".
 
"Joseph Versini a déjà effectué neuf ans de réclusion, il a droit à l'application de la loi comme n'importe quel autre détenu quels que soient les faits qu'il a commis", a estimé son avocat. "La loi prévoit une libération conditionnelle à mi-peine, il remplit les conditions, il doit donc en bénéficier", a-t-il insisté. La libération conditionnelle de Joseph Versini, 50 ans, avait été obtenue en mai mais le parquet de Paris avait fait appel, retardant de trois mois l'application de cette décision, confirmée par la cour d'appel.
 
Connu comme militant nationaliste, Versini avait été arrêté en mai 1999. Il faisait partie des membres du commando Erignac jugés en juin 2003 par la cour d'assises spéciale de Paris, alors qu'Yvan Colonna était en fuite. Il avait été condamné à 15 ans de réclusion pour l'attaque, en septembre 1997, de la gendarmerie de Pietrosella, au cours de laquelle avait été dérobée l'arme ayant servi à tuer Claude Erignac, et pour l'assassinat. Lui-même avait participé aux réunions préparatoires mais pas à l'opération le soir du 6 février 1998 car, a-t-il expliqué durant l'instruction et au procès, il ne se sentait pas capable de tuer un homme. Yvan Colonna, condamné fin 2007 à perpétuité pour l'assassinat du préfet, doit être jugé en appel du 9 février au 13 mars 2009 devant la cour d'assises d'appel spéciale de Paris.

Par D.H. (avec agence) le 30 juillet 2008 à 13:31
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4 Commentaires

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  • BETTYROSE, le 30/07/2008 à 14h09

    Je compatis sincèrement pour la famille du préfet qui pourra constater qu'une fois de plus, la FRANCE pays des droits de l'homme et contre la peine de mort reste LAXISTE sur certains points

  • Steve, le 30/07/2008 à 14h08

    Mouais, écoeurant ce système de libération à la moitié de peine effectuée... Et le préfet Erignac peut donc revenir à la vie ?

  • Alfred, le 30/07/2008 à 14h03

    Super et le préfet Erignac, il a le droit de revenir dans sa famille ? La justice me fait honte.

  • Florian, le 30/07/2008 à 13h56

    Ah! Qu'est-ce que c'est bien la France! On peut être complice de meurtre avec préméditation, et regarder la télé peinard avec ses mômes tous les soirs, faire des repas en famille...... Pendant que la famille de la victime continue à pleurer la perte d'un des sien. Ils appellent ça la justice?

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