Marina Petrella, ex des Brigades Rouges © TF1/LCILe président français Nicolas Sarkozy a annoncé mardi que la France allait extrader l'ancienne membre des Brigades rouges Marina Petrella tout en demandant au président du Conseil italien Silvio Berlusconi de solliciter sa grâce auprès du président italien.
"Petits arrangements entre amis"
"La France, conformément aux accords européens que nous avons signés (...) et conformément aux décisions de justice françaises (...) extradera Madame Petrella", a indiqué M. Sarkozy lors d'un point de presse en marge du sommet des pays du G8 à Toyako (Japon). "Mais j'ai demandé au président du Conseil italien dans ce cas de solliciter du président italien sa grâce, compte tenu de l'ancienneté de la condamnation et compte tenu de la situation psychologique et de santé de Madame Petrella. Le président du Conseil m'a fait valoir qu'il partageait mon analyse et qu'il interviendrait auprès du président pour obtenir la grâce", a ajouté le président français.
Face à cette décision de Sarkozy, les réactions ne se sont pas faites attendre. Outre l'écrivain Fred Vargas, qui la juge "paradoxale et hypocrite", le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) dénonce "des petits arrangements entre amis" . Quant à l'avocate de Marina Petrella, elle se déclare "horrifiée" par les propos du président de la République. Selon elle, "c'est une pirouette de plus pour ne pas passer pour un bourreau alors que [sa] cliente est en train de mourir".
Condamnée en Italie en 1992 en son absence à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour le meurtre d'un commissaire de police en 1981, Mme Petrella a été arrêtée en août 2007. Elle se trouve actuellement en chambre d'isolement à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne), près de Paris.
(D'après agence)
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