L'électronique de Renault hors de cause

le 01 juillet 2008 à 12h31 , mis à jour le 01 juillet 2008 à 14h33

Un rapport d'experts écarte "tout dysfonctionnement" du régulateur de vitesse dans l'accident d'un Renault Espace qui avait fait un mort en 2004 dans le Loiret.

Nouvel Espace IVNouvel Espace IV © DR / Renault

Le 3 août 2004, un automobiliste de 22 ans était tué dans une collision sur l'A10, à hauteur de Gidy, dans le Loiret. Stoppée dans un bouchon provoqué par un premier accident, sa voiture avait été violemment heurtée par un Renault Espace dont le conducteur avait affirmé n'avoir pas pu "désactiver le régulateur de vitesse bloqué à 130 km/h". Cet accident avait déclenché une polémique de plusieurs mois sur la fiabilité et la sécurité des régulateurs de vitesse, alimentée par une série d'incidents ou de témoignages sur d'autres cas de dysfonctionnement supposé de cet équipement qui était encore à l'époque très peu répandu. 

Un rapport d'experts à la cour d'appel d'Orléans écarte "tout dysfonctionnement" du régulateur de vitesse révèle mardi la République du Centre. Dans leur rapport, les experts indiquent qu'ils "n'ont détecté aucune anomalie dans le fonctionnement du régulateur" et "excluent formellement l'hypothèse selon laquelle l'automobiliste aurait pu réactiver le régulateur alors qu'il freinait". Ce rapport confirme et précise une première expertise qui avait évoqué une part de responsabilité chez l'automobiliste, auquel il était reproché d'avoir freiné trop tard, mais s'était également interrogé sur la fiabilité du système électronique du véhicule. 

Le procès du conducteur de la Renault, mis en examen pour homicide involontaire et défaut de maîtrise de son véhicule, pourrait avoir lieu d'ici la fin de l'année devant le tribunal correctionnel d'Orléans.  

le 01 juillet 2008 à 12:31
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5 Commentaires

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  • Arnaud75, le 01/07/2008 à 17h57

    Dans cette affaire personne ne parle du tort fait au constructeur automobile. Cette affaire coutée très cher en expertise et en image de marque, mais la court n'a visiblement pas demandée que des excuses soient faites. Dommage

  • Manu, le 01/07/2008 à 16h37

    Cela sert étonnamment bien les interet de Renault en pleine perte de vitesse. Une expertise avait pourtant clairement démontré qu'un composant unique (contrôleur CAN) pouvait etre à l'origine de ce defaut en particulier s'il est perturbé par un GSM. Renault est malheureusement la honte de l'ingénierie française avec la fiabilité la plus désastreuse d'Europe malgré un design et un confort d'avant garde... mais il faut vendre !

  • Mahia, le 01/07/2008 à 16h19

    C'est très difficile de déterminer si le problème vient de l'électronique. On peut déjà difficilement analyser une panne mécanique, c'est pratiquement impossible avec l'électronique. Par exemple ,une onde radio (téléphone portable) peut très bien franchir le blindage d'un circuit, créer une impulsion dans une des pistes du circuit et envoyer un 0 ou un 1 sur une des entrées de la puce qui contrôle le fonctionnement des différents éléments d'un véhicule et créer une anomalie dans le fonctionnement du vehicule. Vu le nombre de véhicules qui circulent la probabilité pour que ça arrive existe. Combien d'accidents ont eu lieu à cause d'une déffailance sur une pièce mécanique neuve sans qu'on le sache. Pour l'électronique, c'est pareil, sauf qu'on confie à une toute petite puce un ensemble de taches que le conducteur gérait lui même avant l'arrivée des ordinateurs de bord. Quand on confie une tache il faut que ça assure, derriere. Les fabricants de voitures sont avant tout des mécaniciens, pas des électroniciens. Et ce n'est pas parce qu'ils sous traitent qu'ils en ont la maitrise. Au niveau électronique ( fonctions, qualité, fiabilité), Toyota a une énorme avance sur les autres constructeurs.

  • Mahia, le 01/07/2008 à 16h18

    C'est très difficile de déterminer si le problème vient de l'électronique. On peut déjà difficilement analyser une panne mécanique, c'est pratiquement impossible avec l'électronique. Par exemple ,une onde radio (téléphone portable) peut très bien franchir le blindage d'un circuit, créer une impulsion dans une des pistes du circuit et envoyer un 0 ou un 1 sur une des entrées de la puce qui contrôle le fonctionnement des différents éléments d'un véhicule et créer une anomalie dans le fonctionnement du vehicule. Vu le nombre de véhicules qui circulent la probabilité pour que ça arrive existe. Combien d'accidents ont eu lieu à cause d'une déffailance sur une pièce mécanique neuve sans qu'on le sache. Pour l'électronique, c'est pareil, sauf qu'on confie à une toute petite puce un ensemble de taches que le conducteur gérait lui même avant l'arrivée des ordinateurs de bord. Quand on confie une tache il faut que ça assure, derriere. Les fabricants de voitures sont avant tout des mécaniciens, pas des électroniciens. Et ce n'est pas parce qu'ils sous traitent qu'ils en ont la maitrise. Au niveau électronique ( fonctions, qualité, fiabilité), Toyota a une énorme avance sur les autres constructeurs.

  • LL, le 01/07/2008 à 15h11

    Le danger du régulateur est que dans la panique, on peut confondre et appuyer sur l'accélérateur et non pas le frein ou bien ne pas avoir le temps de remettre le pied dessus....Le régulateur c'est pratique et confortable mais il faut quand même rester sur le qui-vive. Le limitateur est moins dangereux à ce niveau là...

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