Trois ans de prison pour Marc Hornec, son frère relaxé

le 11 juillet 2008 à 06h36 , mis à jour le 11 juillet 2008 à 06h41

L'accusé principal a été reconnu coupable d'être l'"organisateur et bénéficiaire" d'un système d'extorsion d'entreprises et de blanchiment en 1999 et 2002.

Marc Hornec, figure tutélaire du "clan Hornec" (23 avril 2008)Marc Hornec, figure tutélaire du "clan Hornec" (23 avril 2008) © TF1/LCI

Marc Hornec, parrain présumé du milieu  parisien, a été condamné jeudi dans la nuit par le tribunal correctionnel de Créteil pour extorsion et blanchiment à trois ans de prison ferme, tandis que son frère  Jean-Claude a été relaxé. Les quatre autres prévenus, dont un était absent à l'audience, ont écopé de  peines allant de un an de prison avec sursis à 30 mois dont 18 avec sursis.

L'accusé principal a été reconnu coupable d'être entre 1999 et 2002  l'"organisateur et bénéficiaire" d'un système d'extorsion d'entreprises et de  blanchiment, selon les termes du substitut du procureur, qui avait  requis quatre ans de prison ferme assortis de 70.000 euros d'amende. Dénonçant un "acharnement policier" et niant tout achat de véhicule, Marc  Hornec a justifié l'origine des fonds pour l'achat d'une voiture BMW par son  fils de 16 ans à l'époque par "une enveloppe de 400.000 francs des Gipsy Kings",  un groupe musical, pour l'anniversaire de ce dernier. Prié de s'expliquer également sur des accusations portant sur des vêtements  non-payés dans une boutique de Saint-Maur-des Fossés (Val-de-Marne), Marc Hornec  a déclaré que "c'est comme ça dans notre communauté, on a des remises de 5%,  10%, 15%".

Pour l'avocat de Marc Hornec, Me Giraud, "la vérité du commerçant n'est pas  forcément la vérité judiciaire, il faut prendre ses déclarations avec prudence",  en plaidant que cet homme "en rajoute et s'est moqué de la justice" par son  absence. Le concessionnaire automobile de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), qui a  apporté son concours à Marc Hornec et ses proches pour blanchir de l'argent en  achetant successivement une trentaine de véhicules, a nié avoir été victime de  racket. "J'étais redevable", a-t-il dit. "Tout le monde a peur du clan Hornec", a lancé le procureur dans son  réquisitoire pour expliquer le comportement des deux gérants, dont les commerces  ont fait faillite à la suite des faits.

D'après agence

le 11 juillet 2008 à 06:36
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