Rachida Dati, ministre de la Justice © TF1/LCIL'Association nationale des juges de proximité (ANJP) craint "un fort mouvement de démission" parmi ces magistrats, si les conclusions du rapport rendu à la ministre de la Justice Rachida Dati le 30 juin sont appliquées. Dans ce rapport intitulé "L'ambition raisonnée d'un Justice apaisée", la commission présidée par l'universitaire Serge Guinchard prônait la disparition des juridictions de proximité qui s'intégreraient dans les tribunaux d'instance pour juger les litiges de la vie quotidienne "à faible enjeu financier".
"L'application de ces propositions aboutirait à la suppression de la juridiction de proximité en tant que juridiction indépendante", écrit l'ANJP dans un communiqué. L'association, qui a écrit à Rachida Dati, suggère au contraire de renforcer "les compétences des juges de proximité". Elle "redoute qu'une réforme suivant les propositions de la commission n'entraîne un fort mouvement de démission" chez ces magistrats, qui sont un peu moins de 600 en fonction actuellement.
Les juges de proximité avaient été créés en 2002 sous l'impulsion de Jacques Chirac afin de désengorger les tribunaux. Mais dès le départ, ces magistrats non professionnels avaient été accueillis avec réserve par le corps judiciaire qui doutait de leur efficacité.
(D'après agence)
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