Assassinat de Mecili : le commanditaire présumé arrêté

le 15 août 2008 à 22h42 , mis à jour le 16 août 2008 à 14h10

Un responsable du protocole de l'Etat algérien, commanditaire présumé de l'assassinat de l'avocat opposant algérien Ali Mecili en 1987 à Paris, a été mis en examen vendredi pour "complicité d'assassinat".

palais justice droit tribunal © TF1-LCI

Un responsable du protocole de l'Etat algérien, commanditaire présumé de l'assassinat de l'avocat opposant algérien Ali Mecili le 7 avril 1987 à Paris et objet d'un mandat d'arrêt international, a été arrêté jeudi à l'aéroport de Marseille-Marignane et mis en examen vendredi pour "complicité d'assassinat" à Paris. Mohamed Ziane Hassani est soupçonné d'être le commanditaire de cet assassinat qui aurait été exécuté par Abdelmalek Amellou, un petit truand algérien. Les mandats d'arrêt visant ces deux hommes avaient été signés le 7 décembre 2007 par le juge parisien Baudoin Thouvenot.
 
Selon une source policière à Marseille, le livre "Un crime d'Etats, l'affaire Mecili" publié en avril 1993 par le journaliste Michel Naudy a mis au jour "deux nouveaux témoins et le nom de Hassani est apparu à cette époque". En 2007, le juge Thouvenot a délivré des mandats d'arrêt, contre lesquels a requis le parquet, estimant qu'il n'y avait pas assez d'éléments. Ces dernières réquisitions de non lieu ont été prises en juin 2008", selon une source proche du dossier.
 
Ali Mecili, exilé en France en 1965, a été assassiné le 7 avril 1987 à l'âge de 47 ans de trois balles dans le hall de son immeuble à Paris. Dès l'annonce du décès de Me Mecili, Hocine Aït Ahmed, l'un des chefs historiques de l'indépendance algérienne, alors en exil en Suisse, avait accusé "les services spéciaux algériens "d'avoir commandité cet assassinat. M. Mecili faisait office de porte-parole d'Aït Ahmed, chef de file du Front des Forces socialistes (FFS, opposition) et l'un des principaux opposants au régime d'Alger. Ali Mecili avait joué un rôle important entre Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne, qui avait fondé en décembre 1985 à Londres un "Front uni des forces opposées" au président Chadli Benjedid. Pour Ben Bella, il ne faisait pas de doute que le meurtre du défenseur des droits de l'homme avait été "télécommandé par Alger".

(D'après agence)

le 15 août 2008 à 22:42
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5 Commentaires

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  • THIRGA, le 16/08/2008 à 20h53

    La Justice francaise sera-t-elle au moins une fois réellement indépendante?

  • Mourad, le 16/08/2008 à 14h28

    Svp monsieur sarkozy,laissez la justice française faire son travail, seulement son travail.

  • ZeMygale, le 16/08/2008 à 07h31

    Meutre en 1987 et délivrance des mandats en 2007 ?? ça fait 20 ans ça, les enfants....on n'est pas très rapide côté justice...

  • Karim, le 15/08/2008 à 23h54

    Bravo à la justice française

  • Cdmlyon, le 15/08/2008 à 23h42

    Je sens que ça va créer des problèmes dans les relations algéro-françaises. Intéressant de voir comment Sarkozy va réagir.

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