Bové à nouveau devant les tribunaux

le 27 août 2008 à 11h48 , mis à jour le 27 août 2008 à 20h05

Douze militants anti-OGM, dont José Bové, répondent de l'accusation de "dégradation volontaire en réunion".

josé bové ogmJosé Bové, au premier jour de sa grève de la faim, le 3 janvier 2008 © TF1/LCI

Le procès de douze militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour avoir dégradé du maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos en Gironde, s'est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Ce procès a été renvoyé à deux reprises à la demande des avocats des militants, qui se sont plaints de retards dans la transmission des pièces du dossier.

  • OGM : un an avec sursis pour Bové mais pas d'inéligibilité

    Le député européen Europe-Ecologie a été condamné mercredi en appel à 1 an de prison avec sursis sans inéligibilité, pour une action anti-OGM menée en novembre 2006 en Gironde.

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  • José Bové ira-t-il en prison ?

    La cour d'appel de Bordeaux rend mercredi son arrêt dans une affaire d'action anti-OGM menée en 2006 à Lugos par 12 faucheurs, dont le député européen.

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Le début de l'audience a été marqué par la demande d'une soixantaine de personnes présentes lors de l'action à être jugés en tant que "comparants volontaires". L'un de leurs avocats, Me François Roux, a évoqué un précédent du tribunal correctionnel de Carcassonne (Aude) qui a accepté le 2 juillet la demande de 25 comparants volontaires dans une affaire concernant l'occupation les locaux du semencier Monsanto par cinq militants écologistes. Le procureur de la République, Jérôme Bourrier, a estimé pour sa part que cette demande "injustifiée" était une façon de "noyer le poisson".

Les faits jugés remontent au 4 novembre 2006. Cent cinquante "faucheurs volontaires" conduits par l'ancien leader de la Confédération paysanne avaient versé un mélange d'eau et de brou de noix dans un silo, rendant impropre à la consommation 2.320 tonnes de maïs transgénique. Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d'heures en garde à vue. Les prévenus répondent de l'accusation de "dégradation volontaire en réunion".   Deux militants sont également poursuivis pour une autre action de fauchage d'OGM menée dans le sud de la Gironde en septembre 2006.

"Je défendais 500.000 euros de récolte" 

Le propriétaire du silo, Marc Giblet, partie civile, est quant à lui poursuivi pour "violences avec arme" pour avoir tiré un coup de feu lors de l'action puis percuté avec son véhicule trois voitures garées devant son exploitation. Les militants risquent jusqu'à cinq ans de prison, peine portée à dix ans pour José Bové qui avait agi en état de récidive légale. Marc Giblet risque dix ans de prison. Mais au cours de l'audience chacun semblait camper sur ses positions.

A la question de Me Pierre Hurmic l'un des quatre avocats défendant les  militants anti-OGM, "regrettez-vous votre geste?", Marc Giblet a répondu "je défendais 500.000 euros de récolte".   Pas davantage de regrets non plus pour avoir embouti trois véhicules.  L'agriculteur a affirmé qu'il voulait retenir les manifestants jusqu'à l'arrivée de la gendarmerie. Les militants ont choisi de rester sur le terrain des motivations de leurs  actions. "Nous n'avons pas d'autre choix", a déclaré José Bové estimant être  face à des "culture illégales" et "clandestines".

Une loi votée en mai après de vifs débats encadre les cultures OGM mais instaure une peine de trois ans de prison pour les personnes détruisant des parcelles ou des semences OGM. Les réquisitions sont attendues dans la soirée. La décision pourrait être  mise en délibéré, selon l'un des avocats.

(D'après agence)

le 27 août 2008 à 11:48
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6 Commentaires

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  • Phitu, le 27/08/2008 à 14h47

    Non mais pour qui se prend il se Bové. Y en a marre à la fin. On est dans un état de droit que je sache et il faudrait lui apprendre un efois pour toute qu'on ne fait pas n'importe quoi en France ! Je condamne bien entendu toute forme de violence et l'utilisation d'arme, mais je comprend Mr Giblet...

  • Patrice, le 27/08/2008 à 14h46

    Le fait d'avoir des convictions n'autorise personne à se conduire comme un hors la loi ! comment s'appelle cette façon d'imposer ses idées par la force déjà ? Ha, ça y est ! ça me revient : dictature ! L'argument du Mon810 est complètement bidon ! Des tomates OGM produites en Espagne sont importées et vendues légalement en France, Europe et libre circulation obligent !!! Réveillez-vous et ne vous laissez pas berner par ce genre de discours !

  • Fabien, le 27/08/2008 à 13h43

    Quel bel exemple !!! C'est fou ce que l'on peut se peremttre de faire simplement par conviction. il doit aller en prison !

  • Le Fourbe, le 27/08/2008 à 13h35

    C'est fort quand même de voir qu ele propio qui se défend parce qu'une horde de voyous saccage et détruisent ces biens encoure une peine supérieur aux délinquants !!!!!! Bové en prison la France n'est pas un Etat anarchique, il y a des lois point !!!

  • Regis, le 27/08/2008 à 12h41

    Total soutien a josé bové, lui veut proteger nos interets de consommateurs alors que nos dirigeant preferent privilegier les interets economiques des createurs d'ogm americains, au detriment de notre santé et en deteriorant l'environnement de notre pays (on a pu constater que les cultures ogm debordaient sur l'environnement local....) pas d'ogm dans mon pays ni dans mon assiette, que les americains gardent leur poison !

  • Florian, le 27/08/2008 à 12h29

    Et encore et toujours du sursis pour ce multi-récidiviste de Bové! Soit la justice française est incapable d'appliquer les lois, soit les juges reçoivent des ordres pour le laisser en liberté!

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