Marina Petrella, ex des Brigades Rouges © TF1/LCILa chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles doit examiner ce mardi la situation de détention de Marina Petrella, 54 ans, dont l'état de santé suscite des inquiétudes. Elle devrait rendre sa décision en milieu d'après-midi. Lundi, le parquet général a d'ores et déjà fait savoir qu'il allait requérir la remise en liberté, sous contrôle judiciaire, de l'ex-membre des Brigades rouges. Si la chambre de l'instruction suit les réquisitions du parquet général, Marina Petrella ne sera plus soumise à une surveillance policière, mais cela ne mettra pas fin à la procédure d'extradition.
Le parquet général, qui a pris ses réquisitions le 1er août et les a transmises à l'avocate de Marina Petrella, motive la remise en liberté en invoquant "l'état de santé" et les "modalités de traitement" de l'ex-brigadiste. La remise en liberté, préconisée par le parquet général, est assortie d'un contrôle judiciaire, prévoyant notamment une interdiction de sortie du territoire français et une obligation de soins.
Actuellement hospitalisée à l'hôpital parisien Sainte-Anne, l'ex-brigadiste est en "abandon de vie", atteinte de "troubles dépressifs et suicidaires" et souffre de "dénutrition", selon ses médecins. Elle est toujours détenue sous écrou extraditionnel, dont ses proches et ses médecins demandent la levée. L'extradition de Marina Petrella, arrêtée en août 2007 dans le Val-d'Oise où elle vivait depuis 1993, est réclamée par l'Italie où elle a été condamnée en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour complicité de meurtre d'un commissaire.
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