José Bové lors de son procès pour "dégradation volontaire en réunion" (27 août 2008) © TF1/LCILe tribunal correctionnel de Bordeaux a mis jeudi en délibéré au 22 octobre sa décision concernant José Bové, poursuivi pour une action anti-OGM. L'ancien candidat à la présidentielle comparaissait avec 11 autres militants pour avoir dégradé du maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos en Gironde en 2006. Le représentant du ministère public avait requis mercredi à son encontre huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques. Six mois avec sursis avaient également été requis contre deux militants anti-OGM et quatre mois avec sursis pour les neuf autres opposants aux organismes génétiquement modifiés.
Bové et 85 faucheurs de maïs OGM à la barre
Le procès de l'eurodéputé José Bové et des 85 "faucheurs volontaires" qui avaient détruit une parcelle de maïs OGM en 2006 dans le Lot-et-Garonne s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Marmande.
Publié le 11/10/2010
Les faits jugés remontaient au 4 novembre 2006. Cent cinquante "faucheurs volontaires" conduits par l'ancien leader de la Confédération paysanne avaient versé un mélange d'eau et de brou de noix dans un silo, rendant impropre à la consommation 2320 tonnes de maïs transgénique. Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d'heures en garde à vue.
"Je défendais 500.000 euros de récolte"
Le propriétaire du silo, Marc Giblet, partie civile, était quant à lui poursuivi pour "violences avec arme" pour avoir tiré un coup de feu lors de l'action puis percuté avec son véhicule trois voitures garées devant son exploitation. Le procureur de la république de Bordeaux avait requis mercredi 10 mois de prison avec sursis à son encontre.
A la question de l'un des quatre avocats défendant les militants anti-OGM, "regrettez-vous votre geste ?", Marc Giblet avait répondu : "Je défendais 500.000 euros de récolte". Pas davantage de regrets non plus pour avoir embouti trois véhicules. L'agriculteur avait affirmé qu'il voulait retenir les manifestants jusqu'à l'arrivée de la gendarmerie. Les militants, pour leur part, avaient choisi de rester sur le terrain des motivations de leurs actions. "Nous n'avons pas d'autre choix", avait ainsi déclaré José Bové, estimant être face à des "culture illégales" et "clandestines".
D'après agence
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