Prison avec sursis pour trois policiers violents

le 21 août 2008 à 16h30 , mis à jour le 21 août 2008 à 16h53

Accusés d'avoir violemment interpellé un automobiliste, ils ont été condamnés à des peines de prison de 4 à 6 mois avec sursis et à une interdiction définitive d'exercer leur profession.

Policier surveillant la circulation en ville (16 avril 2008)Policier surveillant la circulation en ville (16 avril 2008) © TF1/LCI

Trois policiers ont été condamnés  jeudi à Dunkerque à des peines de prison de 4 à 6 mois avec sursis et à une  interdiction définitive d'exercer leur profession pour des violences commises sur un automobiliste lors d'un contrôle routier. Les trois policiers, âgés de 32 à 36 ans, qui avaient comparu le 24 juillet pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique et pour faux et  usage de faux, ont également été condamnés à verser chacun de 600 à 1.000 euros d'amende et, au total, 1.000 euros de dommages et intérêts à leur victime, par ailleurs déjà condamnée à une trentaine de reprises pour des affaires de  stupéfiants. Ils ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision. Le procureur du tribunal correctionnel de Dunkerque avait requis à leur  encontre des peines similaires, à l'exception de l'interdiction d'exercer leur  profession, qui n'avait pas été demandée.

Coups de matraque au visage

Les trois hommes avaient violemment interpellé leur victime au volant de son véhicule le 6 août 2007 après une brève poursuite. Selon les policiers, l'automobiliste circulait dans un couloir de bus, ce que nie ce dernier. Selon la victime, l'un des policiers lui aurait alors porté deux coups de matraque au visage, entraînant des blessures lui causant 8 jours d'interruption temporaire de travail. D'après les policiers, qui l'ont consigné dans leur rapport avant de le répéter lors de l'audience, l'homme se serait blessé en tombant sur le bitume lors de son interpellation. Une première enquête avait été initiée par un des officiers de leur  commissariat, doutant de leur version des faits. Les constatations d'un médecin avaient établi que les blessures n'avaient pu être causées par une telle chute. L'enquête avait ensuite été confiée à un autre service de police à Dunkerque  puis à l'Inspection générale des services. Les trois policiers, qui faisaient partie au moment des faits du groupe de  sécurité de proximité du commissariat de Dunkerque, avaient été mutés vers  d'autres postes dans le dunkerquois.

(D'après agence)

le 21 août 2008 à 16:30
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