Un des membres du commando sort de prison

Par D'après agences, le 11 août 2008 à 08h43 , mis à jour le 11 août 2008 à 08h58

Joseph Versini, condamné en 2003 à 15 ans de réclusion pour complicité dans l'assassinat du préfet Claude Erignac, est en liberté conditionnelle depuis lundi à l'aube.

préfet ErignacAssassinat du préfet Erignac © TF1/LCI

Joseph Versini, condamné en 2003 par la cour d'assises spéciale de Paris à 15 ans de réclusion criminelle pour complicité dans l'assassinat du préfet Claude Erignac, a été libéré lundi à l'aube de la maison d'arrêt de Borgo en Corse. Son avocat, Me Eric Barbolosi, avait annoncé le 30 juillet que Jospeh Versini, 50 ans, serait remis en liberté conditionnelle le 11 août avec port d'un bracelet électronique.

La libération s'est faite peu après 5 heures du matin en toute discrétion, en présence seulement de la famille proche et en l'absence de militants  nationalistes. Les nationalistes du Comité anti-répression (CAR) avaient envisagé d'organiser un rassemblement devant les portes de la maison d'arrêt comme ils le font systématiquement pour la libération de militants.

Condamné à 15 ans de réclusion

Joseph Versini a passé neuf ans derrière les barreaux sur le continent. Il avait été transféré à la maison d'arrêt de Borgo en vue de sa libération. Sa libération conditionnelle avait été obtenue en mai mais le parquet de Paris avait fait appel, retardant de trois mois l'application de cette décision, confirmée par la cour d'appel.

Eleveur de porcs à Cristinacce (Corse-du-Sud), connu comme militant nationaliste, Versini avait été arrêté en mai 1999. Il faisait partie des membres du "commando Erignac" jugés en juin 2003 par la cour d'assises spéciale de Paris, alors qu'Yvan Colonna était en fuite. Il avait été condamné à 15 ans de réclusion pour l'attaque, en septembre 1997, de la gendarmerie de Pietrosella, au cours de laquelle avait été dérobée l'arme ayant servi à tuer Claude Erignac, et pour l'assassinat.

"Il a tourné la page"

Lui-même avait  participé aux réunions préparatoires mais pas à l'opération le soir du 6 février 1998 car, ne se sentant pas capable de tuer un homme, a-t-il expliqué durant  l'instruction et au procès. "Mon client va reprendre son activité agricole, il a définitivement tourné  la page du militantisme clandestin", avait déclaré son avocat fin juillet.

Yvan Colonna, condamné fin 2007 à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac, doit être jugé en appel du 9 février au 13 mars 2009 devant la cour  d'assises d'appel spéciale de Paris.

Par D'après agences le 11 août 2008 à 08:43
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