Décision le 13 octobre pour Loïc Sécher

le 29 septembre 2008 à 19h23 , mis à jour le 29 septembre 2008 à 22h44

Le ministère public a demandé lundi, devant la commission de révision, le maintien en détention de Loïc Sécher, condamné pour viol, en arguant "d'autres éléments confortant les accusations".

palais justice droit tribunal © TF1-LCI

Bien qu'il ait toujours clamé son innocence, Loïc Sécher, un ancien ouvrier agricole aujourd'hui âgé de 47 ans, a été condamné en 2003 à 16 ans de réclusion criminelle pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles par la cour d'assises de Loire-Atlantique. Un verdict confirmé en appel puis par la Cour de cassation. Mais, coup de théâtre, la victime, une jeune fille "fragile psychologiquement", âgée de 13 ans au moment des faits, a envoyé fin avril au parquet général une lettre affirmant que l'homme que son témoignage avait fait condamner était "innocent et qu'elle ne support(ait) plus de le savoir en prison". Depuis, Loïc Sécher, qui a passé six ans derrière les barreaux, espère un nouveau procès.

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Ce lundi, au cours d'une audience à huis clos, son défenseur, Me Yvon Chotard, a demandé à la commission de révision des condamnations pénales de suspendre la peine de son client. Le ministère public a demandé pour sa part son maintien en détention. Saisie parallèlement d'une requête en révision, qui sera examinée dans les semaines qui viennent, la commission rendra sa décision sur une éventuelle remise en liberté de Loïc Sécher le 13 octobre.

Loïc Sécher crie à l'erreur judiciaire

"Victime d'une erreur judiciaire", Loïc Sécher "espère que la justice ne gardera pas en détention quelqu'un qui a été innocenté par la victime", indiquait lundi Me Chotard à l'issue de l'audience. Pour l'avocat général, Gilles Lucazeau, une telle décision est toutefois prématurée. Selon le parquet général, il a expliqué à l'audience "qu'il y avait, en l'état, d'autres éléments confortant les accusations d'origine, la lettre de rétractation n'étant pas seule de nature à justifier la suspension de l'exécution de la peine".

La commission de révision, composée de cinq magistrats de la Cour de cassation, peut décider à tout moment la suspension de la peine purgée par le condamné en attendant la fin de l'examen de la requête en révision. Dernièrement, c'est Marc Machin qui s'est vu accorder une suspension de peine et donc une remise en liberté, sa culpabilité dans le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001 ayant été mise en doute par l'apparition d'un autre suspect. Depuis le début du XXè siècle, six dossiers criminels ont été au bout de la procédure de révision, qui s'est soldée par l'acquittement de personnes condamnées à tort.

D'après agence

le 29 septembre 2008 à 19:23
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1 Commentaires

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  • Alain, le 30/09/2008 à 10h09

    Maintien en détention : Ben voyons ! Des criminels endurcis on peut les remettre dans la natiure sans problème au nom d'un quelconque idéologie de la réinsertion. Et s'ils zigouillent deux ou trois innocents dont le seul crime était d'être au mauvais endroit au mauvais moment, c'est pas grave ce ne sont que des dommages collatéraux. Par contre les innocents, on peut les garder en prison au nom d'un bonne justice. Dommages collatéraux aussi. Sans que les responsables risquent la moindre sanction. Et le contribubale paiera les indemnités.

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