Test de personnalité de l'Eglise de Scientologie © TF1/LCIC'est une première et une condamnation pour ce chef, passible de sept ans de prison, pourrait aboutir à la dissolution des deux structures mises en cause, selon une source proche du dossier. L'Eglise de Scientologie est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris pour "escroquerie en bande organisée", a-t-on appris lundi de source proche du dossier. Le juge Jean-Christophe Hullin a signé lundi une ordonnance renvoyant l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie (ASES -Celebrity centre), principale structure de l'association en France et sa librairie, la SARL SEL, pour "escroquerie en bande organisée".
Sept scientologues, dont Alain Rosenberg, directeur général du Celebrity entre, sont également poursuivis dont certains pour "exercice illégal de la pharmacie". Le magistrat est allé à l'encontre des réquisitions du parquet qui avait requis le 4 septembre 2006 un non lieu pour l'ensemble des mis en cause estimant qu'il ne résultait pas de l'information judiciaire des charges suffisantes.
Jusqu'à 200.000 francs dépensés
"C'est une grande victoire, le magistrat a eu le courage de balayer l'attitude complaisante du parquet à l'égard de la Scientologie", s'est félicité Me Olivier Morice, avocat de plaignantes. "L'attitude du parquet ne peut que nous interpeller sur l'éventuelle prise en considération de motivations politiques dans le traitement judiciaire parisien des dossiers relatifs à la Scientologie", a-t-il ajouté.
L'affaire avait débuté en décembre 1998 par la plainte avec constitution de partie civile d'une femme estimant avoir été escroquée par l'Eglise de Scientologie. Abordée quelques mois plus tôt à Paris, au métro Opéra, par des scientologues pour un test de personnalité gratuit, elle avait au final dépensé plus de 200.000 francs pour des cours, l'achat de livres, de médicaments et ainsi que d'un "électromètre", appareil électrique ayant pour objet de mesurer les variations de l'état mental de la personne par les modifications importantes de la résistance électrique. Une autre plaignante et l'ordre des pharmaciens se sont par la suite constitués partie civile dans ce dossier.
L'église de Scientologie a réagi lundi soir. Elle a affirmé être victime d'un "harcèlement" des autorités françaises et s'est dite confiante sur l'issue de la procédure. Accusant la France de ne pas respecter la liberté de religion, l'organisation dont le siège est en Californie (ouest) a aussi reproché à la justice française d'avoir organisé une "fuite" en direction de la presse, selon un communiqué de sa branche internationale.
(D'après agence)
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