Karim Achoui, avocat de membres du grand banditisme © TF1/LCILe recours devrait être examiné par le juge des référés à Paris en début de semaine : un commissaire de police, mis en cause dans la tentative de meurtre contre l'avocat Karim Achoui, dans le livre que celui-ci publie la semaine prochaine, a réclamé l'interdiction de l'ouvrage. "Une frange de la police, plus particulièrement versaillaise, a trempé jusqu'au cou dans mon affaire", toujours à l'instruction, écrit notamment Me Achoui dans L'avocat à abattre à paraître jeudi aux Editions du Cherche Midi.
Ce n'est que le dernier démêlé judiciaire en date pour Karim Achoui, connu comme étant l'avocat de membres du grand banditisme, qui reconnaît lui-même ne pas être apprécié des limiers de la police chargés de traquer le banditisme, lesquels lui reprochent de "franchir la ligne jaune". En juillet 2007, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait demandé à ses services "d'étudier la possibilité d'intenter une action en diffamation" contre l'avocat. Dans son livre, Me Achoui affirme que cette demande est restée lettre morte.
Le syndicat Synergie contre-attaque
Dans cet ouvrage dont l'interdiction est désormais demandée à la justice, le sulfureux avocat met particulièrement en cause un commissaire dont l'indicateur est le principal suspect dans la tentative de meurtre l'ayant visé le 22 juin 2007 à la sortie de son cabinet parisien. Cet homme, Ruddy Terranova, 30 ans, et trois autres présumés complices, soupçonnés d'être impliqués dans l'agression, ont été mis en examen en avril 2008 par le juge Jean-Louis Périès pour "tentative d'assassinat en bande organisée" et écroués. Ruddy Terranova est soupçonné d'être celui qui a blessé l'avocat par balles.
Jeudi dernier déjà, Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie, syndicat d'officiers de police, avait demandé à Michèle Alliot-Marie que soient engagées des "poursuites" contre Karim Achoui afin de "protéger les policiers". Il dénonçait une "campagne publicitaire" de Me Achoui qui "raconte tout et n'importe quoi". Et il avait rappelé à l'occasion que l'avocat a lui-même été mis en examen, dans la spectaculaire évasion d'Antonio Ferrara de la prison de Fresnes en 2003, dont le procès s'ouvre le 2 octobre devant la cour d'assises de Paris. Poursuivi pour "complicité" dans cette évasion, Me Achoui nie les faits, arguments à l'appui - des arguments qu'il développe à nouveau dans son ouvrage.
D'après agence
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