La justice se penche sur le meurtre du Teknival

le 22 septembre 2008 à 05h45 , mis à jour le 22 septembre 2008 à 10h54

Alain Kernoa est jugé cette semaine pour le meurtre sauvage de Mathilde Croguennec, le 26 juin 2005 lors du Teknival de Carnoët.

Alain Kernoa, 26 ans, ex-militaire de la Marine nationale, accusé de meurtre en marge d'un Teknival (2005)Alain Kernoa, 26 ans, ex-militaire de la Marine nationale, accusé de meurtre en marge d'un Teknival (2005) © TF1/LCI

La cour d'assises des Côtes d'Armor juge à partir de ce lundi Alain Kernoa, 26 ans, ex-militaire de la Marine nationale accusé du meurtre d'une jeune fille en marge du Teknival de Carnoët. L'accusé, qui a reconnu les faits, comparaît pour tentative de viol et assassinat. Il encourt la perpétuité.

Le corps de Mathilde, 18 ans, originaire des Côtes d'Armor, avait été découvert au matin du 26 juin 2005, poignardé de plusieurs coups d'une arme tranchante, à proximité des installations du Teknival breton. Les gendarmes avaient lancé un appel national à témoins, en diffusant deux photographies d'un jeune homme présent sur le site de la rave. Cet homme, qui apparaissait aux côtés de la victime sur des photos prises quelques heures avant le drame, était inconnu de l'entourage de Mathilde, ainsi que des organisateurs du Teknival et des services de police et gendarmerie. Recherché dans un premier temps comme témoin, l'individu, un marin qui, depuis, avait changé de métier pour partir à l'étranger, avait finalement été reconnu par un ancien collègue, interpellé à Rennes pour une autre affaire.

La thèse de la préméditation contre celle du "pétage de plombs"

L'affaire qui, à l'époque, avait choqué la région, a depuis lors été brandie à plusieurs reprises comme l'un de leurs principaux arguments par les opposants aux Teknivals. Les parents de la victime ont aussi fondé une association, SOS Mathilde, pour alerter les parents sur le danger, selon eux, des raves et pour contester l'attitude jugée trop conciliante des autorités envers ces fêtes, alors que la préfecture de Bretagne, depuis quelques années déjà, organise et accompagne chaque été un grand Teknival en alternance sur les quatre départements bretons, pour éviter les rassemblements incontrôlés.

Cette semaine, devant la cour d'assises des Côtes d'Armor, l'un des défenseurs de l'accusé, Me Béatrice Dupuy du barreau de Marseille, compte conteste la préméditation pour évoquer un "pétage de plombs" de son client qui  selon elle, se trouvait dans un "état second". Les débats sont prévus pour durer 5 jours.

le 22 septembre 2008 à 05:45
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1 Commentaires

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  • Karo, le 29/04/2009 à 23h53

    Bonjour, A l'arrivée du teknival 2009, je n'ai pu ne pas me rappeler de cet acte, passé lors d'un teknival precedent: celui de Mathilde. Je suis vraiment choqué qu'on puisse prétendre à un "petage de plombs". Ce n'est pas des raves en général dont il faut faire la guerre mais plutot aux personnes possedant des armes. Il est certain que des drogues sont présentes (il y en a aussi dans les rues, en discotéque, ds les etablissements scolaires...) mais c'est pas le problème en soit c'est plutot ceux qui prennent des armes pour aller a des événements musiquaux quelqu'ils soient! Cela renvoi une image négative de ces événements... C'est dommage. C'est intolérable! Une personne comme alain kernoa mérite la perpetuité! Comme si il avait pas prémédité de s'en servir... Je soutien de tout coeur toute la famille de la défunte.

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