Six ans de prison sur un mensonge et bientôt libre ?

le 29 septembre 2008 à 10h55 , mis à jour le 29 septembre 2008 à 11h46

La commission de révision des condamnations pénales examine aujourd'hui la demande de libération de Loïc Sécher. La jeune fille qui l'a conduit il y a huit ans en prison pour viol s'est rétractée.

palais justice droit tribunal © TF1-LCI

Il a toujours clamé son innocence. La justice ne l'a jamais cru. Mais les choses pourraient cette fois-ci rapidement évoluer pour Loïc Sécher. Depuis que la jeune fille qui l'a conduit derrière les barreaux pour viol a déclaré avoir menti. C'était en mars dernier, dans un courrier adressé au procureur de la République.
 
L'affaire avait débuté en 2000 dans le village de La Chapelle-Saint-Sauveur, en Loire-Atlantique, pour cet ouvrier agricole alors âgé de 35 ans. Une jeune fille, alors mineure, se plaint dans une dissertation à l'école de subir des viols de la part d'un proche de la famille. Après recoupements, les gendarmes appréhendent Loïc Sécher. Trois ans plus tard, la cour d'assises de Nantes le condamne à 16 ans de prison pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur mineure. Verdict confirmé en appel en 2004 par la cour d'assises de Rennes. "Il n'y a eu ni analyse ADN ni confrontation. Mon client a été accusé d'avoir commis un viol dans son propre véhicule sans qu'aucune expertise scientifique ne soit menée", déplorait en juillet dernier, au moment de la révélation de l'affaire, son avocat, maître Yann Choucq, dans les colonnes du Parisien. Dans son courrier adressé au printemps dernier au procureur, son accusatrice, aujourd'hui âgée de 22 ans, avoue avoir "raconté beaucoup de bêtises" et demande la libération de Loïc Sécher.

Cette demande, aussitôt formulée par les avocats du détenu, sera examinée aujourd'hui par la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation. Viendra ensuite la seconde étape, celle du dépôt d'une requête en révision du procès, pour obtenir l'annulation de la condamnation sur le fond.

le 29 septembre 2008 à 10:55
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2 Commentaires

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  • Yves, le 31/10/2009 à 21h12

    Cela ne m'étonne pas, en France les jurés de cours d'assises sont au nombre de neuf ,la cours est composée de ces neufs jurés ,d'un président et de deux assesseurs.Ces magistrat étant rattachés au même tribunal que le parquet chargé de l'enquête il ne peux pas y a d'impartialité dans leur jugement .de plus s'ils connaissent bien le magistrat instructeur de l'affaire et l'avocat général le jugement est fait d'avance .Cela peut leur permettre de faire condamner un innocent sans avoir de preuves ni d'aveux mais uniquement sur l'intime conviction des jurés qu'ils se chargent de retourner en leur faveur si ces derniers avaient des doutes.Alors que le doute doit toujours bénéficier à l'accusé en france on arrrive ainsi a faire condamner une personne sur l'intime conviction .Jugement qui est contraite à l'analyse de la cours européenne des droits de l'homme qui dit qu'on ne peut condamner une personne sur l'intime conviction que pour condamner un individu il faut des preuves ou des aveux

  • JUJUSTICE, le 17/04/2009 à 18h10

    Ca serait très bien pour lui et pour tous ceux qui sont dans son cas et qui sont encore en prison. Pourquoi, mesdemoiselles (je suis une femme aussi mais je ne comprends pas) proférez-vous de telles accusations? Pourquoi tant de haine?

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