© TF1-LCIIl a toujours clamé son innocence. La justice ne l'a jamais cru. Mais les choses pourraient cette fois-ci rapidement évoluer pour Loïc Sécher. Depuis que la jeune fille qui l'a conduit derrière les barreaux pour viol a déclaré avoir menti. C'était en mars dernier, dans un courrier adressé au procureur de la République.
L'affaire avait débuté en 2000 dans le village de La Chapelle-Saint-Sauveur, en Loire-Atlantique, pour cet ouvrier agricole alors âgé de 35 ans. Une jeune fille, alors mineure, se plaint dans une dissertation à l'école de subir des viols de la part d'un proche de la famille. Après recoupements, les gendarmes appréhendent Loïc Sécher. Trois ans plus tard, la cour d'assises de Nantes le condamne à 16 ans de prison pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur mineure. Verdict confirmé en appel en 2004 par la cour d'assises de Rennes. "Il n'y a eu ni analyse ADN ni confrontation. Mon client a été accusé d'avoir commis un viol dans son propre véhicule sans qu'aucune expertise scientifique ne soit menée", déplorait en juillet dernier, au moment de la révélation de l'affaire, son avocat, maître Yann Choucq, dans les colonnes du Parisien. Dans son courrier adressé au printemps dernier au procureur, son accusatrice, aujourd'hui âgée de 22 ans, avoue avoir "raconté beaucoup de bêtises" et demande la libération de Loïc Sécher.
Cette demande, aussitôt formulée par les avocats du détenu, sera examinée aujourd'hui par la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation. Viendra ensuite la seconde étape, celle du dépôt d'une requête en révision du procès, pour obtenir l'annulation de la condamnation sur le fond.
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