Omar Raddad veut une révision de son procès

Par d'après agence, le 05 septembre 2008 à 07h43 , mis à jour le 05 septembre 2008 à 07h59

Dix ans après avoir été grâcié, Omar Raddad, condamné en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal, est déterminé à obtenir une révision de son procès.

[Expiré] [Expiré] Omar Raddad © AFP / G.Julien

Dix ans après avoir été remis en liberté à la  suite d'une grâce présidentielle, Omar Raddad, 46 ans, condamné en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal, continue de clamer son innocence et reste déterminé à obtenir une révision de son procès car sa "tête est toujours derrière les barreaux". "J'ai confiance pour avoir un deuxième procès", a expliqué jeudi Omar Raddad, ajoutant: "C'est très, très important pour moi, oui. C'est le combat de  toute ma vie".

Le 23 juin 1991, Ghislaine Marchal, 65 ans, riche veuve d'un équipementier  automobile, avait été assassinée de plusieurs coups de couteau dans la  chaufferie de sa villa de Mougins dans les Alpes-Maritimes. Sur la porte, l'inscription "Omar m'a tuer", écrite par un doigt trempé dans le sang, accompagnée d'une empreinte de main sanglante, avait conduit les  enquêteurs sur la piste de son jardinier, Omar Raddad.

"La justice s'est arrêtée là"

Condamné à 18 ans de réclusion criminelle, Omar Raddad  avait bénéficié le 4 septembre 1998, d'une libération conditionnelle rendue  possible après que le président de la République Jacques Chirac lui eut accordé une grâce partielle réduisant sa peine de quatre ans et huit mois.

Omar Raddad n'a pas été innocenté. Le 20 novembre 2002, la Cour de  révision a rejeté une première demande de révision de son procès. Dix ans après sa libération, il souhaite bientôt présenter une deuxième  requête en révision, avec un nouvel avocat, Me Sylvie Noachovitch, qui a  remplacé Jacques Vergès. "J'ai l'intention d'aller jusqu'au bout, on s'est arrêté au milieu" de la procédure, affirme Me Noachovitch qui espère déposer sa nouvelle demande de  révision vers "la fin de l'année".

"Les éléments nouveaux sont là, ce sont les empreintes génétiques", assure Omar Raddad. Un ADN masculin découvert sur les lieux du crime n'a pas été identifié, a-t-il rappelé. En février 2001, les résultats des analyses avaient en effet montré que  l'ADN n'était pas celui d'Omar Raddad. "La seule personne à qui on a demandé (l'expertise ADN, ndlr), c'est moi.  Or, elle ne m'appartient pas et la justice s'est arrêtée là", insiste-t-il.

Par d'après agence le 05 septembre 2008 à 07:43
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