10 nationalistes cités en correctionnelle

le 21 octobre 2008 à 12h43 , mis à jour le 21 octobre 2008 à 12h48

Ces militants indépendantistes corses comparaîtront à Ajaccio pour violation du domicile de l'acteur. Parmi eux : Jean-Guy Talamoni.

Porto-Vecchio CorseImage d'archives © TF1

Dix militants indépendantistes corses - parmi  lesquels l'avocat et élu Jean-Guy Talamoni - sont cités à comparaître devant le  tribunal correctionnel d'Ajaccio pour violation du domicile de l'acteur  Christian Clavier, a indiqué mardi le procureur José Thorel. L'audience se tiendra le 21 novembre.
 
Deux autres élues nationalistes sont citées par le procureur, Rosa Prosperi  et Véronique Sciaretti, du mouvement Corsica Nazione Independente (CNI),  principale formation indépendantiste de l'île qui doit prochainement fusionner  avec le Rinnovu et l'ANC-PSI dans un nouveau mouvement, Corsica Libera. Aux côtés des deux élues, plusieurs responsables du Rinnovu et du Comité  anti-répression (CAR) sont également cités.
 
Dénoncer la spéculation foncière dans l'île
 
La justice reproche aux dix militants, d'avoir, en pénétrant le 30 août dans  le jardin de Christian Clavier, procédé à une "violation de domicile par  menaces, contraintes et violences". Ils encourent un an de prison et 15.000  euros d'amende.
 
Convoqué le 12 septembre à la gendarmerie de Bastia où il n'est resté qu'une  dizaine de minutes, Jean-Guy Talamoni avait estimé que, de son point de vue, les  charges retenues ne tenaient pas: "il n'y a pas de violation de domicile, ni  moralement, ni juridiquement puisqu'il n'y a pas eu de voies de fait, de menaces  ou de manoeuvres".
 
Les organisations indépendantistes corses s'étaient rassemblées devant la  mairie de Porto-Vecchio (Corse du sud) pour protester contre le Plan  d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc) qui sera  discuté prochainement à l'Assemblée de Corse et dénoncer la "spéculation  foncière" dans l'île. Une cinquantaine d'entre eux s'était ensuite dirigée vers le lotissement de  luxe Punta d'Oro, créé par le président UMP de l'Assemblée de Corse, Camille de  Rocca Serra, et avait pénétré dans le jardin de Christian Clavier, l'occupant  brièvement, sans incident notable. Le patron des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, a été  brutalement muté à Paris, en raison de sa gestion de l'affaire.
 

(D'après agence)

le 21 octobre 2008 à 12:43
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