Sept mises en examen dans l'affaire Besancenot

le 16 octobre 2008 à 11h00 , mis à jour le 16 octobre 2008 à 19h53

Parmi les personnes poursuivies figurent le directeur de SMP Technologies, la société qui diffuse le pistolet Taser en France, deux policiers et un douanier.

Olivier BesancenotOlivier Besancenot © TF1-LCI

"L'affaire Besancenot" prend de l'ampleur et s'accélère. Jeudi matin, on apprenait qu'une information judiciaire avait été ouverte et un juge d'instruction, Nicolas Aubertin, désigné pour enquêter sur les soupçons d'espionnage du leader de la LCR. Jeudi soir, les sept personnes qui avaient été déférées dans la journée étaient mises en examen. Deux policiers et un douanier devront répondre des chefs de "violation du secret professionnel", "détournement de finalités de données", "divulgation intentionnelle de données confidentielles" et "accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données". Le maximum des peines encourues est de cinq ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.

Les quatre autres personnes sont visées par le chef de "complicité par instruction". Parmi elles figure Antoine Di Zazzo, le directeur de SMP Technologies, la société qui diffuse le pistolet à impulsion électrique Taser en France ; à ses côtés, le directeur du cabinet de détectives Dussaucy et une de ses collaboratrices. Ces sept personnes ont été remises en liberté et placées sous contrôle  judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. 

Des éléments compromettants

Au cours de cette semaine, des perquisitions menées au siège de SMP Technologies et chez Dussaucy ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments qui semblent montrer un lien entre les deux sociétés. Le rapport d'espionnage du porte-parole de la LCR a ainsi été saisi chez SMP Technologies. Il porte sur la période d'octobre 2007 à janvier 2008. 

Des écoutes téléphoniques, ainsi que deux virements de plusieurs milliers d'euros de SMP Technologies vers l'officine privée viennent également étayer les soupçons entourant cette société qui promeut le pistolet à impulsion électrique Taser, selon plusieurs sources proches de l'enquête. Enfin, les enquêteurs ont saisi une clé USB dans les locaux de l'agence Dussaucy qui contenait des photos prises lors de filatures d'Olivier Besancenot.

D'après agence

le 16 octobre 2008 à 11:00
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