Olivier Besancenot © TF1-LCI |
| La réaction d'Olivier Besancenot |
Nouveau rebondissement dans l'affaire de l'espionnage présumé d'Olivier Besancenot par une officine privée. Dix personnes ont été interpellées mardi matin par les policiers de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et ceux de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite d'une plainte du porte-parole de la LCR. Parmi les gardés à vue figurent Antoine di Zazzo, le patron de SMP Technologie, la société distribuant les pistolets à impulsion électique en France, ainsi que deux membres d'une agence parisienne de détectives et sept policiers. Mardi soir, quatre d'entre eux ont été remis en liberté.
Olivier Besancenot a rappelé, mardi, qu'il était cité à comparaître lundi prochain au Palais de Justice de Paris, car, a-t-il ajouté, le "même patron me traîne devant les tribunaux pour diffamation, me réclamant 50.000 euros pour simplement avoir fait état du rapport d'Amnesty International" sur la dangerosité présumée du Taser. "C'est scandaleux, c'est révoltant. C'est d'abord des méthodes de barbouzards. On a l'impression d'être dans un mauvais film", a ajouté M. Besancenot. De son côté, l'avocate du patron de Taser France, Me Catherine Hennequin, assure que son client n'a jamais eu "le moindre intérêt à commanditer" des investigations sur le porte-parole de la LCR.
La vie de Besancenot "épiée" pendant 4 mois
Le parquet de Paris avait ouvert début mai une enquête préliminaire à la suite d'une plainte contre X d'Olivier Besancenot pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel". Selon les premiers éléments de l'enquête, le versement d'une somme d'argent par SMP Technologies à l'agence Dussaucy, dirigée par un ancien policier, est avéré. D'autres éléments, comme des écoutes téléphoniques, relieraient SMP Technologies à cette agence de détectives.
Selon L'Express, qui avait révélé l'affaire, la vie du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) "a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée" entre octobre 2007 et janvier 2008. Selon l'hebdomadaire, cette affaire trouverait "son origine dans le contentieux opposant M. Besancenot à la société SMP Technologies". L'hebdomaire évoquait notamment un "rapport de surveillance" rédigé par cette officine, dont le nom n'est pas cité. Il faisait notamment état d'une "note confidentielle du 25 octobre (qui) résume les premières investigations" sur Olivier Besancenot mais aussi sa compagne. Cette note allait jusqu'à mentionner "l'emplacement exact de l'appartement, dont la fiche cadastrale est annexée", du dirigeant trotskiste. Il mentionnait également un document recensant les détails des comptes bancaires d'Olivier Besancenot et de sa compagne ainsi que des informations sur son véhicule qui pouvaient avoir été obtenues "grâce au fichier administratif des cartes grises", selon L'Express.
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