"J'ai tué un enfant, je mérite la peine de mort"

le 28 octobre 2008 à 11h35 , mis à jour le 28 octobre 2008 à 15h37

C'est ce qu'a déclaré mardi devant la cour d'assises David da Costa, accusé d'avoir causé la mort en 2006 de Marc, 5 ans, des suites de violences répétées.

Le petit MarcLe petit Marc © DR

Interrogé sur son enfance au deuxième jour de son procès par le président de la cour d'assises du Nord, David da Costa Cerca, 38 ans, a vivement pris le micro  pour dire : "J'en ai rien a foutre de mon enfance. J'ai tué un enfant, je mérite la peine de mort. C'est tout !". A l'instruction, le compagnon de la mère de l'enfant, accusée de complicité, n'avait reconnu que quelques gifles et fessées et expliqué, comme la mère, que l'enfant s'automutilait. "Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, quelles explications voulez-vous ? J'étais camé, défoncé tous les jours", a-t-il poursuivi. "Ca fait huit jours seulement, avec les avocats, que j'ai réussi à comprendre que c'était peut-être moi", a-t-il ajouté.

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    A partir de mardi, une cour d'appel locale de Pennsylvanie se penche sur le cas d'un garçon, accusé d'avoir tué l'amie de son père. Il risque la perpétuité, selon qu'il va être jugé comme adulte ou comme mineur.

    Publié le 25/01/2011 Comment faut-il juger un ado accusé de meurtre à 11 ans ?
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Victime de coups et sévices répétés -plaies jusqu'aux testicules, côtes fracturées, hématomes, brûlures de cigarettes, douches froides -, Marc est mort à 5 ans au domicile parental le 25 janvier 2006 à Auby (Nord). L'enquête montrera que son calvaire avait duré à partir de décembre 2005, sans que jamais personne ne donne l'alerte.

"J'étais amoureuse"

"Depuis que je suis en prison, je vis avec Marc dans ma cellule. Je ne mérite pas de vivre. Je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ai tué mon meilleur ami. Je demande pardon", a déclaré d'une façon poignante David da Costa. Père de quatre enfants d'une autre union, il a décrit ses rapports difficiles avec un père violent, puis sa descente dans "l'enfer" de la  toxicomanie : "je prenais entre 4 à 5 grammes de drogue par jour, plutôt de la coke et puis de l'héroïne pour redescendre. J'étais speed". Assises à ses côtés dans le box, la mère de Marc, 35 ans, a été vivement  interrogée par la cour sur son attitude envers son compagnon, rencontré mi-2005,  à qui elle payait sa drogue, et qu'elle a laissé agir sans protéger son enfant. "C'était sa façon à lui de vivre, il savait me dire les choses. Rien n'était  trop beau pour lui, j'étais amoureuse", a-t-elle ainsi répondu au sujet d'une  paire de basket achetée pour lui à 150 euros alors qu'elle en gagnait à peine  800.

David da Costa comparaît pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La mère de l'enfant, âgée de 35 ans, est jugée pour complicité et le couple est poursuivi également pour défaut de soins ayant entraîné la mort. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. A leurs côtés comparaissent également sept autres personnes, dont les grands-parents de l'enfant et deux médecins, pour le délit de non-assistance à personne en danger.

le 28 octobre 2008 à 11:35
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7 Commentaires

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  • Kiligan, le 30/09/2009 à 04h14

    Il réclame la peine de mort alors qu'il sait qu'elle a été abolie en 1981. Si elle était toujours en vigueur je suis certain qu'il ne la réclamerait pas !

  • Laurent, le 28/10/2008 à 17h03

    Oui, qu'il vive jusqu'à la fin de ses jours avec le visage de Marc gravé dans sa mémoire. Qu'il se cogne la tête contre les murs pour essayer de l'en faire sortir n'y changera rien, ni aucune condamnation. C'est sa peine à lui, son enfer, sa perpétuïté. En imaginant le calvaire de cet enfant, mon âme pleure. Ce n'est pas de l'empathie. Juste de l'humanité...

  • Corine galliot boudal, le 28/10/2008 à 17h02

    Un crime de maltraitance sur un enfant est inqualifiable; il n'y a pas de mots assez fort pour l' exprimer. Ce crime était tellement odieux qu' il a causé la mort de la victime.Son assassin doit payer sa faute pour cela. Le chatiment qu'on lui choisira doit servir d 'exemple pour qu' un acte semblable à celui là ne soit plus jamais permis.

  • El, le 28/10/2008 à 16h21

    Facile de dire ça quand elle n'existe plus ... c'est tout à fait ce qu'il faudrait à certains ...

  • Jean Bonnot, le 28/10/2008 à 16h08

    Serait-il possible de condamner ce personnage à vivre à perpétuité ? En prison évidemment !

  • Cath75, le 28/10/2008 à 15h34

    Plus royaliste que le roi ! Dieu merci, la peine de mort n'existe plus !! Ce qu'il mérite ? Ce n'est pas à moi de le dire. Mais il a tort de ne pas vouloir parler de son enfance, car cela pourrait éclairer son attitude. Je parierais qu'il a lui-même subi des sévices quand il était enfant. Cela n'excuse rien, mais permet de comprendre. Qui sait, si cet homme avait vu un psy, peut-être n'aurait-il pas torturé cet enfant. La mère me fait plus horreur que lui, si elle savait en laissant faire.

  • Oyapoc, le 28/10/2008 à 14h44

    "J'ai tué un enfant, je mérite la peine de mort." David da Costa fait un effet de manche dans le but d'émouvoir les jurés à son avantage, sachant que la peine de mort n'existe pas en France. Laissons le pourrir en prison !

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