
Le procès de Jean-Baptiste Rambla a débuté mercredi par des regrets, exprimés par l'accusé. Devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, le prévenu a fait part mercredi de ses remords pour avoir étranglé son ex-employeuse, Corinne Beidl, dont le corps avait été retrouvé dans un cabanon de son jardin le 12 février 2005, un crime qu'il a avoué au cours de l'enquête. "Je reconnais les faits, je suis envahi par la honte, les regrets, je comprends la tristesse des parties civiles parce que je sais ce que c'est de perdre quelqu'un", a déclaré l'accusé, veste noire sur chemise blanche, cheveux courts, juste après la lecture de l'ordonnance de mise en accusation.
Evoquant les faits, les yeux baissés, il a expliqué avoir eu une dispute avec la victime à cause de salaires qu'elle ne voulait pas déclarer. "La dispute est montée et j'ai pété les plombs", a-t-il dit, ajoutant : "Ce qui s'est passé après, c'est n'importe quoi". Jean-Baptiste Rambla a tenté de brûler le cadavre avant d'interrompre son geste pour ne pas alerter le voisinage et par peur de provoquer une explosion, a-t-il expliqué en s'essuyant par intermittence le visage avec un mouchoir.
Pour sa défense, ce meurtre ne peut s'expliquer sans évoquer un contexte dévastateur qui, depuis plus de trente ans, hante l'accusé : celui de l'affaire Ranucci. Jean-Baptiste Rambla est en effet le frère de Marie-Dolores Rambla, retrouvée morte le 4 juin 1974 à l'âge de 8 ans, un crime pour lequel Christian Ranucci a été condamné à mort et exécuté le 28 juillet 1976. "Je n'ai pas d'avenir depuis l'âge de 6 ans, je suis transparent. Corinne ne méritait pas de mourir, tout ça c'est à cause de moi, mon mal-être, je vais le vivre jusqu'à la fin de mes jours", a également déclaré l'accusé. "Quand on a vécu ce qu'il a vécu, on ne peut pas fonctionner normalement", avait expliqué avant l'audience l'un des avocats de l'accusé, Me Jean-Michel Pesenti.
D'après agence
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