Le meurtrier présumé de Valentin sera-t-il jugé ?

le 14 octobre 2008 à 18h02 , mis à jour le 14 octobre 2008 à 22h41

Les experts psychiatres qui ont examiné Stéphane Moitoiret sont partagés quant à sa responsabilité pénale. Valentin, 11 ans, a été tué de quarante coups de couteau le 28 juillet à Lagnieu.

Portrait du petit Valentin.Portrait du petit Valentin. © TF1/LCI

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  • Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises

    Détenu dans une unité psychiatrique, Stéphane Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur Valentin, 10 ans sauvagement tué de 44 coups de couteau en juillet 2008, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité.

    Publié le 05/12/2011 Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises
  • Le meurtre du petit Valentin aux assises

    Un couple de marginaux, Stéphane Moitoiret et sa compagne Noëlla Hégo, comparaissent depuis lundi matin devant les assises de l'Ain pour avoir tué et torturé le petit Valentin, 10 ans, à Lagnieu en juillet 2008.

    Publié le 05/12/2011 Le meurtre du petit Valentin aux assises
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Le meurtrier présumé du petit Valentin, 11 ans, tué d'une quarantaine de coups de couteau le 28 juillet à Lagnieu, dans l'Ain, pourra-t-il être jugé ? Les résultats, contradictoires, des premières expertises psychiatriques, ne permettent pas de trancher sur la responsabilité pénale de Stéphane Moitoiret. "L'un des experts estime que le discernement (de Stéphane Moitoiret) et le contrôle de ses actes étaient abolis au moment des faits, et qu'il avait agi sous l'empire d'une force et d'une contrainte à laquelle il n'avait pu résister", a indiqué mardi le procureur de la République de Bourg-en-Bresse Jean-Paul Gandolière.

Les deux autres experts considèrent que Stéphane Moitoiret "était atteint d'un trouble psychique ayant seulement altéré dans une large mesure son discernement". Le parquet va donc demander au juge d'instruction qu'une contre-expertise soit confiée à un second collège d'experts psychiatres, a précisé Jean-Paul Gandoulière.
  
En revanche, les trois experts "concluent unanimement à la responsabilité  pénale de Noëlla Hégo (la compagne de M. Moitoiret), avec une altération profonde de son discernement et du contrôle de ses actes", a ajouté le procureur.
  
Stéphane Moitoiret, 39 ans, dont l'ADN a été retrouvé sur les vêtements de la victime, a été mis en examen le 5 août pour homicide avec préméditation sur mineur avec acte de barbarie, et écroué. Il avait tenu lors des auditions des propos incohérents sur sa "mission divine" et ses nombreux "doubles" ou "sosies", accusant l'un d'eux d'avoir commis le crime. Sa compagne Noëlla Hégo, 48 ans, poursuivie pour non-empêchement du crime, dissimulation de preuve et non-dénonciation, a aussi été écrouée. Le couple de marginaux, qui se présentait comme des pèlerins australiens, avait été interpellé en Ardèche six jours après la découverte du corps de l'enfant de onze ans. 
 

le 14 octobre 2008 à 18:02
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