Le Falcon 900 de François Fillon © TF1/LCIAprès 24 heures passées en garde à vue, le pilote de l'avion de tourisme, que l'avion transportant dimanche François Fillon a évité de justesse peu avant son atterrissage à l'aéroport militaire de Villacoublay, a été remis en liberté. L'homme, un ingénieur de 38 ans, détenteur d'un brevet de pilotage depuis 2001, avait auparavant été déféré au parquet de Versailles où il s'est vu remettre une convocation pour le 15 octobre devant le tribunal correctionnel. Il y sera jugé pour "mise en danger de la vie d'autrui en ne respectant pas les règles du code de l'aviation civile relative au maintien de la vigilance visuelle en vol" et pour "survol d'une zone interdite, l'espace aérien de contrôle classe A". Le parquet de Versailles a également requis auprès du juge des libertés et de la détention (JLD) un placement sous contrôle judiciaire et la suspension de sa licence de vol.
Le Falcon 900 du Premier ministre, en provenance d'Angers, était en phase d'approche de l'aéroport de Villacoublay quand "il a évité de justesse" la collision avec un avion égaré, dimanche vers 17h50, au-dessus de la commune de Toussus-le-Noble, dans les Yvelines. L'entourage du Premier ministre avait confirmé l'incident en précisant que les passagers du Falcon 900 avaient ressenti une accélération, sans conséquence dommageable, au moment où les deux avions s'étaient croisés.
L'avion de tourisme, un monomoteur de type Cessna 172, avec 4 personnes à bord, se trouvait à la même altitude que le Falcon 900, venant de face, dans l'axe de la piste de Villacoublay, à 1 km de l'aéroport militaire, quand le pilote du Falcon a mis en oeuvre une procédure d'évitement d'urgence pour éviter la collision. Quand les deux avions se sont croisés, ils se trouvaient à 60 mètres l'un de l'autre, a précisé une source aéroportuaire citant un rapport de la direction générale de l'aviation civile.
(D'après agence)
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