Procès renvoyé pour le pilote qui a frôlé l'avion de Fillon

le 15 octobre 2008 à 15h48 , mis à jour le 15 octobre 2008 à 16h32

Le procès du pilote du Cessna qui avait failli percuter, fin septembre, l'avion transportant François Fillon, a été renvoyé au 26 novembre.

Xavier Thiry, pilote de l'avion que le Falcon de François Fillon avait évité de justesse (15 octobre 2008)Xavier Thiry, pilote de l'avion que le Falcon de François Fillon avait évité de justesse (15 octobre 2008) © TF1/LCI

"J'ai hâte d'avoir accès au dossier complet. J'ai effectivement vu l'avion, j'en ai vu plusieurs, ce qui est normal dans cette zone, mais à aucun moment, je n'ai eu l'impression d'une mise en danger d'autrui ou de mes trois passagers". Le procès de Xavier Thiry, 37 ans, le pilote de l'avion de tourisme que le Falcon transportant François Fillon avait évité de justesse, a été renvoyé mercredi au 26 novembre par le tribunal correctionnel de Versailles. L'avocat de la défense, Me Gilles Khaiat, avait demandé ce renvoi afin de "pouvoir préparer la défense" de son client. Il avait notamment évoqué le fait qu'il n'avait pas eu "de copie papier de ce dossier très technique". Jusqu'à la fin du mois de novembre, Xavier Thiry restera donc sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre dans un aérodrome, excepté Orly et Roissy.

Les faits s'étaient produits le 28 septembre dernier. Pour éviter le Cessna 172 de Xavier Thiry, le Falcon 900 de François Fillon avait dû augmenter la poussée de ses réacteurs avant d'atterrir à Villacoublay, où sont basés les aéronefs ministériels. Le triréacteur, qui avait décollé d'Angers avec huit passagers à bord, se trouvait alors en approche finale. Le Cessna 172, qui était "égaré", selon son pilote, ne semblait pas avoir respecté l'altitude imposée (1500 pieds, soit environ 500 m) et aurait traversé un espace interdit. Il s'était posé après l'incident à Pontoise, dans le même département. "Je ne me suis aperçu de rien", avait déclaré Xavier Thiry au journal Le Parisien quelques jours après l'incident.

Selon Le Figaro, l'avion de François Fillon volait lui "trop vite". Les radars l'avaient contrôlé à 350 nœuds (650 km/h) alors que la vitesse maximale est de 250 nœuds sous les 3300 mètres d'altitude dans l'espace aérien inférieur (où de nombreux avions circulent), expliquait le journal. Cette vitesse réduite permet, écrivait Le Figaro, de limiter les risques d'impact avec les oiseaux et de limiter les risques de collisions. Matignon a toutefois contesté cette version du quotidien : "Une allure de 350 nœuds en phase de descente est techniquement impossible. La vitesse du Falcon au moment du croisement des deux appareils était bien inférieure", a assuré le cabinet du Premier ministre dans Le Figaro.

le 15 octobre 2008 à 15:48
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