Les nouveaux indices qui accusent Taser France

le 15 octobre 2008 à 20h15 , mis à jour le 15 octobre 2008 à 20h19

Des perquisitions au siège de SMP Technologies ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur le rapport d'enquête sur Olivier Besancenot.

Olivier BesancenotOlivier Besancenot © TF1-LCI

L'étau semble se resserrer autour de SMP Technologies, la société qui diffuse le pistolet Taser en France, soupçonnée d'avoir fait espionner Olivier Besancenot. La garde à vue de six des personnes interpellées mardi a été prolongée mercredi matin de 24 heures. Parmi elles figurent plusieurs policiers, des membres du cabinet de détectives Dussaucy, ainsi que le directeur de SMP Technologies, Antoine Di  Zazzo. Un ancien policier a également été interpellé mercredi matin et placé en garde à vue. Quatre policiers ont par contre été remis en liberté mardi soir et "mis hors de cause".

A l'issue de cette garde à vue, qui ne peut excéder 48 heures, ces personnes peuvent être remises en liberté ou bien être présentées à un juge d'instruction après l'ouverture d'une information judiciaire. "La décision d'ouvrir une information judiciaire sera probablement prise jeudi matin", a-t-on indiqué au parquet de Paris.

Des perquisitions fructueuses

Dans l'attente d'éventuelles suites judiciaires, les perquisitions menées mardi au siège de SMP Technologies, dans le XVIe arrondissement, ainsi qu'au cabinet privé Dussaucy semblent avoir été fructueuses. Les policiers de l'IGPN (la "police des polices") et de la BRDP (Brigade de répression de la délinquance à la personne) ont en effet mis la main dans les locaux de SMP Technologies sur le rapport établi sur Olivier Besancenot à l'issue de plusieurs mois de surveillance, entre octobre 2007 et janvier 2008. Ce rapport est un compte-rendu détaillé, "plus fouillé" que celui publié par L'Express en mai lors de la révélation de l'affaire, des investigations menées sur Besancenot et son proche entourage, selon une source proche de l'enquête.

Des écoutes téléphoniques, ainsi que deux virements de plusieurs milliers d'euros de SMP Technologies vers l'officine privée viennent également étayer les soupçons entourant cette société qui promeut le pistolet à impulsion électrique Taser, selon plusieurs sources proches de l'enquête. Enfin, les enquêteurs ont saisi une clé USB dans les locaux de l'agence Dussaucy qui contenait des photos prises lors de filatures d'Olivier Besancenot.

D'après agence

le 15 octobre 2008 à 20:15
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