Conference de presse de l'Association des disparues de l'Yonne en presence de Pierre Monnoir, Pdt de l'association, maitre Pierre Seban, avocat des familles des victimes, et Isabelle Jambert, fille du gendarme Jambert (08/03/2004) © www.abacapress.comLes circonstances de la mort du gendarme Jambert, en 1997, resteront-elles à jamais mystérieuses ? Les expertises médico-légale et balistique réalisées sur la dépouille du gendarme qui avait démasqué le tueur en série Emile Louis n'ont jamais permis jusqu'alors de départager les experts. Pire : au cours des diverses manipulations dues aux exhumations et aux analyses, une partie du crâne du gendarme a disparu. Le fait date déjà de plusieurs mois, mais on ne l'a appris que mercredi, de source judiciaire.
Ainsi, lors de la deuxième exhumation du corps, réalisée afin de procéder à une confrontation, en décembre 2007 à Bordeaux, entre les experts qui n'étaient pas d'accord sur les circonstances de son décès, la mâchoire inférieure et une partie de l'os orbital gauche de Christian Jambert n'auraient pas été retrouvées.
La fille de Christian Jambert reçue jeudi au ministère de la Justice
"On a trois collèges d'experts. Deux qui penchent pour un suicide, un pour une thèse criminelle, et les deux qui penchent pour un suicide pensent que les pièces manquantes n'apporteraient rien, alors que le troisième pense qu'elles seraient utiles", résume François Perain, procureur de la République d'Auxerre. Mais pour Isabelle Jambert, la fille du gendarme, cette "disparition" compromet les chances de déterminer précisément l'origine des tirs ayant tué son père. Elle sera d'ailleurs reçue jeudi au ministère de la Justice. Elle veut protester contre la décision du juge d'instruction en charge du dossier de ne pas enquêter sur la disparition de ces morceaux.
Il n'y avait pas eu d'autopsie lors de la découverte en août 1997 à son domicile du cadavre de celui qui avait été le premier à établir un lien entre Emile Louis et six des sept assassinats de jeunes femmes dans l'Yonne, mais un simple examen du corps. L'enquête avait alors conclu au suicide de ce dernier, âgé de 56 ans et dépressif, retrouvé mort avec deux balles dans le crâne. A la demande des parties civiles, la justice avait reconsidéré le dossier en novembre 2003 et décidé d'exhumer le corps du défunt. A la suite d'un premier rapport d'autopsie estimant le suicide peu probable, le parquet d'Auxerre avait ouvert en avril 2004 une information judiciaire pour assassinat. Mais les deux rapports d'autopsie suivants avaient conclu que le suicide était possible.
D'après agence
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