Détails des couvertures des manuels de K&B vendus avec des poupées vaudou de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy © K&BLa justice l'a débouté une première fois. Mais le chef de l'Etat n'entend pas en rester là au sujet de la poupée vaudou à son effigie, commercialisée depuis le 9 octobre par la société Tear Prod. Son avocat, maître Thierry Herzog, a fait savoir mercredi après-midi que Nicolas Sarkozy allait faire appel de la décision du juge des référés du TGI de Paris, rendue quelques heures plus tôt et qui autorise la vente de la poupée. "Cette représentation non autorisée de l'image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle", a fait valoir le juge des référés. Elle "s'inscrit dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour", a-t-il ajouté.
Ils manifestent contre la confiscation d'une "grosse tête" de Sarkozy
Une soixantaine de personnes ont manifesté symboliquement jeudi soir à Angers pour protester contre la confiscation par la police il y a huit jours d'une "grosse tête" de carnaval représentant le président Nicolas Sarkozy.
Publié le 31/03/2011
En vente dans les librairies et sur internet, le "Manuel vaudou, Nicolas Sarkozy", est un livre-objet présenté dans un coffret contenant une poupée de tissu, un lot de 12 aiguilles, ainsi qu'un ouvrage de 56 pages. Outre une biographie humoristique de Nicolas Sarkozy, le manuel propose "un grand nombre de sortilèges magiques" et invite le lecteur à planter des aiguilles sur la poupée à son effigie pour "conjurer le mauvais oeil". Au coffret bleu Nicolas Sarkozy, tiré à 20.000 exemplaires, répond un coffret rouge Ségolène Royal, tiré à 12.000 exemplaires. Bénéficiant d'un énorme écho depuis l'annonce de l'action en justice du président, le premier figurait vendredi en tête des ventes sur la librairie en ligne amazon.fr, tandis que le second s'affichait à la sixième place.
Le chef de l'Etat avait assigné en référé Tear Prod, dont la maison d'édition K&B édite le livre. Le conseil du chef de l'Etat, maître Thierry Herzog, reproche à l'éditeur "une violation du droit à l'image". Il réclamait le retrait des figurines, sous astreinte de 1.000 euros par poupée encore en vente. "L'exploitation de l'image commerciale d'une personne à des fins commerciales doit avoir été expressément autorisée par celle-ci", avait déclaré l'avocat devant les trois magistrats, réunis de manière exceptionnelle en formation collégiale.
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